Le maire de Balaruc-les-Bains, Christophe Rioust, s'oppose fermement à la décision gouvernementale de transférer le remboursement des cures thermales des caisses d'assurance maladie aux complémentaires santé. Selon lui, cette mesure menace directement l'économie locale et remet en cause un équilibre fragile.
Une décision qui surprend et inquiète
L'annonce gouvernementale, qui prévoit que les cures thermales soient désormais remboursées par les complémentaires santé et non plus par l'Assurance maladie, a du mal à passer auprès de la mairie de Balaruc-les-Bains. « La HAS a demandé aux stations thermales d'évaluer le service médical rendu. C'est en cours d'analyse, et là sans rien dire à personne, ils pondent cette décision », déplore Christophe Rioust.
La commune, propriétaire des murs et actionnaire majoritaire de la Spleth, gestionnaire des Thermes de Balaruc-les-Bains, craint que les curistes désertent la station en raison du non-remboursement. « C'est un équilibre tout entier qui est remis en question », explique le maire, soulignant que le thermalisme « fait vivre Balaruc et tout le bassin de Thau ».
Des conséquences économiques directes
Les finances de la commune seraient directement impactées : cette année, les Thermes ont reversé 9,2 millions d'euros à la commune. Mais au-delà, c'est toute l'économie locale qui serait fragilisée. « Salariés des Thermes, hébergeurs, restaurateurs, commerçants… il y a des raisons d'être inquiets, insiste Christophe Rioust. À Paris, ils font leurs calculs, mais ils laissent les territoires sur le carreau. »
Le maire de la première station thermale de France entend jouer un rôle d'alerte face à cette décision. « Par son statut, Balaruc a une voix à porter. On doit être leader, on est légitime, mais c'est pour porter la voix de tout le monde. Gros ou petits, on va tous être impactés. Des petits ne passeront pas l'hiver. C'est donc notre responsabilité de peser plus pour secouer le cocotier », a-t-il déclaré.
Un appel à la mobilisation
Christophe Rioust, élu depuis mars 2026, compte ainsi peser de tout son poids pour faire entendre les préoccupations du territoire. La mesure, si elle était confirmée, pourrait avoir des répercussions majeures sur l'emploi et l'activité économique de la région, déjà fragilisée par la crise.