Swiss Sport Integrity a annoncé, ce mercredi 14 octobre, la suspension de trois ans d'un patineur artistique suisse, reconnu coupable de violences psychologiques et d'agressions sexuelles sur sa partenaire de danse sur glace, alors mineure. La décision, rendue par le Tribunal du sport suisse (TSS), s'accompagne d'une amende de 5 000 francs suisses au titre des frais de procédure.
Une enquête ouverte après un signalement
Cette sanction fait suite à un signalement effectué il y a plus de deux ans auprès du service chargé de recueillir les alertes concernant les manquements à l'éthique et les abus dans le sport helvétique. Le signalement faisait état de plusieurs agressions sexuelles présumées sur une patineuse mineure, commises sans son consentement par son partenaire de danse sur glace.
À l'issue de son enquête, Swiss Sport Integrity a établi que les faits s'étaient déroulés sur une période d'un an et demi, entre décembre 2022 et juillet 2024. L'organisme a précisé dans un communiqué : « Le patineur artistique est reconnu coupable par le TSS de plusieurs violations du Statut en matière d'éthique, pour atteinte à l'intégrité sexuelle et à l'intégrité psychique. »
Des agissements multiples et des violences psychologiques
Les agissements retenus sont multiples : contacts physiques non désirés, harcèlement sexuel, incitation à des comportements sexuels inappropriés, exhibition des parties génitales, contrainte à des actes à caractère sexuel et présentation de contenus pornographiques. L'enquête a également mis en évidence des violences psychologiques.
Selon Swiss Sport Integrity, le danseur sur glace a humilié sa partenaire et lui a crié dessus sur la glace, devant d'autres personnes. Ces comportements ont été jugés comme des atteintes à l'intégrité psychique de la victime.
Une suspension assortie de conditions strictes
Le Tribunal du sport suisse a prononcé une suspension de trois ans à l'encontre du patineur. Pendant cette période, il lui sera interdit de pratiquer le patinage artistique en couple, mais également d'enseigner, d'encadrer ou de participer aux entraînements de sportifs mineurs, quel que soit leur sexe.
À ces mesures s'ajoutent l'obligation de suivre 20 séances de coaching comportemental et le paiement de 5 000 francs suisses au titre des frais de procédure. Cette décision intervient une semaine après que Swiss Sport Integrity a sanctionné lourdement un père de famille qui rémunérait les adversaires de son fils pour qu'ils le laissent gagner, poursuivant ainsi sa lutte contre les dérives dans le sport.