Dix organisations syndicales et associations de Bagnols-sur-Cèze ont signé conjointement, vendredi 16 octobre, un communiqué dénonçant la décision de la municipalité de les contraindre à quitter leurs locaux au centre Mendès-France avant le 30 novembre. Elles demandent l'ouverture d'une véritable concertation sur l'avenir de ce lieu, qu'elles jugent essentiel pour la vie sociale et associative locale.
Une décision municipale contestée par les occupants
Au début de l'été, la nouvelle municipalité RN a informé les occupants du centre socioculturel de l'avenue de la Mayre de sa décision de mettre fin à la mise à disposition des locaux, avec une échéance fixée au 30 novembre. Les signataires du communiqué dénoncent une décision prise "sans justification précise ni concertation préalable".
Les quatre syndicats concernés (CFDT, FO, CFTC et CGT) ainsi que six associations (association philatélique, loisirs et solidarité belote, comité des jumelages, retraités du nucléaire, chamois des garrigues et Dés'mantes) affirment ne pas contester "la nécessité d'entretenir et d'adapter les équipements municipaux", mais garantissent que "rien ne permet aujourd'hui de comprendre pourquoi les occupants devraient être contraints de quitter leurs locaux dans un délai aussi court".
Une demande de concertation restée sans réponse
Les signataires sollicitent "l'ouverture d'une véritable concertation sur l'avenir du centre Pierre-Mendès-France", qu'ils décrivent comme "un lieu essentiel de la vie sociale, associative et syndicale de Bagnols-sur-Cèze". Ils ajoutent : "Remettre en cause l'existence de ce lieu, c'est fragiliser tout un tissu associatif et syndical au service de la population."
Cette demande a été communiquée à la municipalité par courrier à la suite d'une réunion tenue le 3 septembre. Selon les signataires, "à ce jour, elle reste sans réponse".
Une conférence de presse prévue lundi
Alors qu'une conférence de presse doit se tenir lundi 19 octobre, les associations et organisations syndicales invitent "toutes celles et ceux qui tiennent à la vie sociale et associative de notre ville à nous rejoindre". Elles mentionnent également que d'autres associations ont reçu "des demandes de libération de leurs locaux".
Début septembre, l'union locale CGT du Gard rhodanien avait déjà organisé une assemblée générale au cours de laquelle les militants avaient affirmé que "la CGT doit rester à Bagnols-sur-Cèze et disposer des locaux nécessaires pour continuer à y exercer pleinement ses missions".
Interrogée en septembre par Midi Libre, la maire Pascale Bordes avait déclaré : "On n'a pas l'obligation de les héberger éternellement." Elle avait également indiqué que le centre pourrait accueillir à terme des services de la mairie, et que des études devraient être menées à cette fin. La décision finale reste donc en suspens, alors que les occupants attendent une réponse de la municipalité.