AS Monaco Basket : 15 jours pour sauver le club, espoir de reprise
AS Monaco Basket : 15 jours pour sauver le club

L'AS Monaco Basket, champion de France à trois reprises ces dix dernières années, joue son avenir dans les deux prochaines semaines. Le club, privé de Betclic Elite après confirmation de sa rétrogradation par la chambre d'appel de la Fédération française de basket, espère un ultime recours devant le CNOSF. Mais cette démarche n'aboutira que si un repreneur apporte les garanties financières nécessaires, soit près de 10 millions d'euros, pour présenter un budget 2026/27 viable.

Un calendrier serré pour un recours décisif

Le club monégasque dispose de quinze jours à compter de la notification du rejet de son appel pour saisir le CNOSF. Une course contre la montre qui s'annonce cruciale pour l'institution, finaliste de l'Euroligue en 2025 et membre du gotha européen jusqu'en juin dernier. « L'AS Monaco Basket ne saisira le CNOSF dans le délai légal que si le plan de reprise est signé et que les financements sont documentés », prévient maître Xavier Le Cerf-Galle, avocat du club. « À défaut, les autorités sportives en seront informées et un dépôt de dossier d'engagement en NM1 sera déposé. »

La N1M (3e division nationale) apparaîtrait alors comme un moindre mal, mais ce serait à la Fédération française de décider. Une relégation en N1, N2 ou N3 serait un séisme pour le basket français, tant le club a marqué l'histoire récente de la discipline.

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Des discussions avancées avec un repreneur potentiel

Malgré l'échec du plan de reprise mené par Jamal Mashburn, l'ancien joueur NBA, le club affirme que des « discussions très avancées » sont en cours avec des candidats potentiels. « Aujourd'hui, l'AS Monaco Basket continue à travailler à un plan de reprise qui soit satisfaisant pour les autorités monégasques et pour les autorités sportives », souligne maître Le Cerf-Galle. Le club se dit « exempt de toutes dettes » envers ses salariés, les caisses sociales, la LNB, la FFBB et ses fournisseurs, ce qui pourrait faciliter la tâche d'un éventuel repreneur.

« Un repreneur a donc l'opportunité de reprendre un club en parfait état financier, pour autant qu'il accepte de présenter les garanties financières sollicitées par les exigences normales du contrôle de gestion et par celles, tout aussi légitimes, des autorités de la Principauté dont le soutien a été sans faille », ajoute l'avocat.

Jamal Mashburn : une intention sincère mais des délais contraints

L'identité des éventuels repreneurs reste confidentielle, mais les échanges avec Jamal Mashburn se poursuivent. « De multiples raisons ont présidé à la non-finalisation à l'heure du verdict du plan de reprise par Jamal Mashburn », explique maître Le Cerf-Galle. « J'ai évoqué les délais contraints, qui ont été pénalisants pour les opérations juridiques et de compliance obligatoires côté américain, monégasques et français. »

L'avocat précise que « l'intention d'origine était réelle et sincère, que les capacités de soutien financier étaient réelles et que les pierres d'achoppement qui ont conduit à la non-finalisation du plan de rachat à l'heure dite auraient pu être solutionnées avec quelques jours de plus ». Il reste toutefois prudent : « Mais penser et dire ceci ne saurait être une garantie. Or la LNB et la FFBB ont besoin de garanties tangibles et documentées. »

Un appel aux candidats à la reprise

Face à l'urgence, maître Le Cerf-Galle lance un appel : « J'ai lu ici et là que des candidats à la reprise étaient sur les rangs. Rien ne leur interdit de prendre contact avec l'avocat du club pour présenter leur projet s'ils en ont un et rapporter les preuves des garanties financières nécessaires. »

Le club espère également un geste du gouvernement monégasque, qui pourrait effacer les 20 millions d'euros du prêt du SNF (Soutien national financier). Des voix s'élèvent pour que le club reparte en Élite avec un budget modeste, de 4 ou 5 millions d'euros. Mais l'horloge tourne, et chaque jour compte pour éviter la disparition du club du paysage professionnel.

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