Apple a lancé une offensive judiciaire contre OpenAI, l'accusant d'avoir volé des secrets industriels par l'intermédiaire d'une ancienne employée, selon une plainte déposée le 17 juillet 2026 devant un tribunal californien. Le géant de la tech affirme que cette employée, une ingénieure en intelligence artificielle, a emporté des documents confidentiels en rejoignant la start-up concurrente.
Des documents sensibles dérobés
Dans sa plainte, Apple allègue que l'ancienne employée, identifiée comme Sarah Chen, a copié des fichiers détaillant des technologies de pointe liées à l'IA et aux puces neuromorphiques avant de quitter l'entreprise en mars 2026. Ces documents auraient été transmis à OpenAI, qui les aurait utilisés pour accélérer le développement de ses propres modèles. Selon Apple, Chen avait signé un accord de confidentialité interdisant la divulgation de ces informations.
L'entreprise californienne réclame des dommages-intérêts et une injonction interdisant à OpenAI d'utiliser ces secrets. "Nous prenons très au sérieux la protection de notre propriété intellectuelle, qui est le fruit d'années d'investissements massifs", a déclaré un porte-parole d'Apple, cité dans le document judiciaire.
OpenAI nie les accusations
De son côté, OpenAI a rejeté catégoriquement les allégations. "Ces accusations sont infondées. Nous respectons scrupuleusement les droits de propriété intellectuelle et nous nous défendrons vigoureusement", a indiqué un porte-parole de la start-up. OpenAI affirme que les technologies qu'elle développe sont le résultat de ses propres recherches et que les documents en question ne contiennent aucun secret industriel.
Cette affaire intervient dans un contexte de concurrence acharnée entre les deux entreprises dans le domaine de l'intelligence artificielle. Apple investit massivement dans l'IA depuis 2025, avec un budget de recherche estimé à 12 milliards de dollars, tandis qu'OpenAI a levé plus de 20 milliards de dollars depuis sa création.
Un précédent juridique
Les experts juridiques estiment que cette affaire pourrait créer un précédent important en matière de protection des secrets industriels dans le secteur technologique. "Si Apple obtient gain de cause, cela pourrait dissuader les employés de changer d'entreprise en emportant des informations sensibles", analyse Me Julie Durand, avocate spécialisée en propriété intellectuelle. Cependant, elle souligne que la charge de la preuve est lourde pour Apple, qui devra démontrer que les documents sont véritablement confidentiels et qu'ils ont été utilisés par OpenAI.
La première audience est prévue pour septembre 2026. En attendant, les deux entreprises continuent de recruter des talents dans le domaine de l'IA, alimentant une guerre des talents qui ne cesse de s'intensifier.



