Amende d'un million d'euros pour le pétrolier russe Tagor arraisonné par la France
Amende d'un million d'euros pour le pétrolier russe Tagor

Le propriétaire du pétrolier de la flotte fantôme russe Tagor, arraisonné fin mai par la marine française dans l'Atlantique, a écopé d'une amende d'un million d'euros pour défaut de pavillon et refus d'obtempérer, a annoncé jeudi le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger.

« L'immobilisation administrative du navire va être levée » et le pétrolier « Tagor va pouvoir quitter les eaux territoriales françaises », a précisé le magistrat dans un communiqué de presse.

Plaider-coupable et engagement à obtenir un nouveau pavillon

La société propriétaire du navire, immatriculée aux Iles Marshall, a reconnu sa culpabilité et a été condamnée par le tribunal de Brest à l'issue d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ou plaider-coupable. La somme d'un million d'euros a déjà été versée, a indiqué le procureur. Il ajoute que la société propriétaire du navire « a pris l'engagement d'obtenir dans les meilleurs délais un nouveau pavillon, licite ».

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Contournement des sanctions occidentales

Sous sanctions des États-Unis et de l'Union européenne, le Tagor a changé à de multiples reprises de pavillon, arborant notamment celui de Madagascar, des Iles Marshall ou du Panama. C'est le quatrième pétrolier de la flotte fantôme à avoir été intercepté en mer par la France depuis septembre 2025.

Un cinquième pétrolier, le Deliver, intercepté au large de la Sicile le 23 juin, était toujours immobilisé jeudi près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos (sud-est). Cette flotte fantôme est utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole.

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