Deux nouveaux recours collectifs engagés par la CLCV
L'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) a annoncé avoir lancé deux nouvelles actions de groupe contre les constructeurs automobiles BMW et Volkswagen. Ces procédures visent à obtenir réparation pour les propriétaires de véhicules équipés d'airbags Takata défectueux, un scandale qui perdure depuis plusieurs années.
Ces deux actions s'ajoutent à celle déjà engagée en décembre 2025 contre Stellantis. Selon la CLCV, « à travers ces actions, nous entendons faire reconnaître et indemniser l'ensemble des éventuels préjudices subis par les détenteurs des véhicules concernés ».
Un appel aux témoignages des propriétaires
L'association précise que, bien que l'inscription préalable ne soit pas obligatoire pour participer à une action de groupe, le recueil de témoignages est essentiel pour illustrer la réalité des préjudices. Elle invite donc les propriétaires de véhicules équipés d'airbags Takata à lui transmettre leurs expériences.
Les airbags Takata, fabriqués par l'équipementier japonais, sont susceptibles de se déployer avec une force excessive, projetant des fragments métalliques dans l'habitacle. Ce défaut a causé plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés dans le monde, conduisant au plus grand rappel de l'histoire de l'automobile.
Un scandale aux conséquences judiciaires et financières
En France, des millions de véhicules sont concernés par ce défaut. Les actions de groupe de la CLCV visent à faire reconnaître les préjudices matériels et immatériels subis par les consommateurs, notamment la perte de valeur du véhicule, les frais de location ou de transport, et le préjudice d'anxiété.
Les constructeurs BMW et Volkswagen n'ont pas encore commenté ces nouvelles actions en justice. La CLCV espère que ces recours collectifs permettront d'accélérer les indemnisations et de faire pression sur les constructeurs pour qu'ils assument leurs responsabilités.



