Le 17 mars, une commission parlementaire roumaine chargée du contrôle du renseignement intérieur (SRI) a officiellement démenti les allégations de Cristian Rizea, ancien député social-démocrate condamné pour corruption et exilé en Moldavie. Depuis plusieurs semaines, ce dernier diffusait sur TikTok des vidéos accusant les services secrets de corruption, de trafic de drogue et de liens occultes avec des politiques et des hommes d'affaires, s'appuyant sur de faux documents et des images glanées sur Internet.
Une "fiction grossière" selon la commission
Après enquête, la commission a conclu que les prétendues révélations de Rizea, notamment celles attribuées à un général surnommé "Pufi", relevaient d'une "fiction grossière" et de "scénarios dignes d'une série B". Le quotidien Evenimentul Zilei a qualifié sa manœuvre de "mensonge de l'année". Ces accusations, qui commençaient à gagner une audience substantielle sur TikTok, ont été formellement réfutées par les autorités.
Un passé tumultueux
Cristian Rizea n'en est pas à son premier coup d'éclat. En mai dernier, il a perturbé un discours de la présidente moldave Maia Sandu au Parlement européen, se faisant passer pour un journaliste victime de son régime et la traitant de "dictatrice". Il a été escorté hors de la salle. Les médias moldaves ont par ailleurs relevé une concomitance systématique entre ses agitations et la propagande de Moscou.
Un lien présumé avec un "kompromat"
En février 2022, la journaliste Emilia Sercan avait été victime d'un "kompromat" après avoir révélé un plagiat de l'ex-Premier ministre Nicolae Ciuca. De vieilles photos intimes avaient été publiées sur un site Internet obscur. Selon l'ONG suédoise Qurium, ce site appartenait à une société liée à Cristian Rizea, ce qui renforce les soupçons de désinformation orchestrée.



