John Terry au cœur d'une polémique pour son soutien à l'extrême droite
John Terry soutient l'extrême droite et provoque une polémique

Une ancienne gloire du football anglais, John Terry, est au cœur d'une polémique après avoir soutenu publiquement l'expulsion des migrants et les idées d'un parti d'extrême droite britannique. L'ancien capitaine de Chelsea a approuvé une publication du parti nationaliste Restore Britain appelant à interdire aux étrangers les allocations sociales. Cette prise de position s'inscrit dans une tendance plus large de radicalisation d'anciens footballeurs britanniques.

Les faits

John Terry, ancien capitaine de Chelsea et vainqueur de la Ligue des Champions en 2012, est au centre d'une controverse après avoir soutenu publiquement des positions d'extrême droite sur les réseaux sociaux. Il a répondu « 100 % yes » à un message de Rupert Lowe, fondateur du parti nationaliste Restore Britain, qui réclamait « d'interdire aux étrangers de percevoir des allocations et de renvoyer les migrants incapables de subvenir à leurs propres besoins ». Son ancien coéquipier Dennis Wise a renchéri avec « 200 % ».

Un engagement pas nouveau

Ce n'est pas la première fois que John Terry affiche publiquement sa proximité avec Rupert Lowe. Un mois plus tôt, il avait approuvé avec des émojis applaudissements une publication du même politicien appelant à interdire la burqa et à « récupérer Londres ». Lowe avait auparavant quitté Reform UK, le parti de Nigel Farage, en 2025, accusé de harcèlement moral, avant de fonder Restore Britain, dont le programme prône l'expulsion des immigrés illégaux et la défense de la « culture anglaise ».

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Un phénomène plus large

Pour le quotidien The Guardian, l'affaire Terry illustre un phénomène plus large : la radicalisation de certains anciens footballeurs après leur retraite. Matt Le Tissier, qui a discrètement retrouvé un rôle consultatif à Southampton ce mois-ci, avait déjà diffusé des théories conspirationnistes sur les vaccins anti-Covid et le massacre de Bucha. Joey Barton fulmine contre les gangs de proxénètes, Rickie Lambert dénonce « l'esclavage numérique ». Le journal s'interroge : les ex-footballeurs, en manque de repères une fois leur carrière terminée, seraient-ils particulièrement vulnérables à la radicalisation en ligne ?

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