Il y a dix ans, le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était égorgé dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, par deux djihadistes se réclamant de l'État islamique. Ce samedi, une cérémonie d'hommage a réuni plusieurs centaines de personnes, dont des membres de la famille du prêtre, des paroissiens, le maire de la ville et le président de la République.
Une messe solennelle en mémoire du martyr
La journée a débuté par une messe présidée par l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, dans la même église où le drame s'est produit. « Jacques Hamel est un martyr de la foi, mais aussi un martyr de la fraternité », a-t-il déclaré dans son homélie, cité par l'Agence France-Presse. Des milliers de fidèles ont suivi la cérémonie depuis l'extérieur, sur écran géant.
Une plaque commémorative dévoilée
Après la messe, une plaque commémorative a été dévoilée sur la façade de l'église. Le président de la République a salué « le courage et la foi d'un homme qui n'a pas cédé à la haine ». Il a également annoncé que le procès en béatification du père Hamel, ouvert en 2017, avance « à pas sûrs ».
Un hommage national aux victimes du terrorisme
Cette commémoration s'inscrit dans le cadre d'une journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme. Le père Hamel est le premier prêtre assassiné en France depuis la Révolution. Selon un sondage Ifop réalisé pour la mairie, 78 % des Français jugent important de se souvenir de cet attentat.
La sœur du père Hamel, Roselyne, a confié à Libération : « Jacques était un homme de paix. Il aurait pardonné à ses assassins. » Plusieurs associations musulmanes locales étaient présentes pour témoigner de leur solidarité.
L'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray avait profondément choqué la France. Les deux assaillants, âgés de 19 ans, avaient prêté allégeance à l'État islamique avant de tuer le prêtre et de blesser un fidèle. Ils ont été abattus par les forces de l'ordre.



