La justice américaine a inculpé un ressortissant irako-iranien de 32 ans, Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi, pour son implication présumée dans le projet d'attentat contre le siège parisien de la Bank of America. Arrêté à la mi-mai en Turquie, il a été extradé aux États-Unis où il fait face à des accusations de terrorisme.
Un complot déjoué de justesse
Le 28 mars dernier, un attentat visant le bâtiment de la banque américaine à Paris a été déjoué par les forces de sécurité. Selon l'acte d'accusation, Al-Saadi aurait planifié et organisé une vingtaine d'attaques en Europe, dont celle-ci. Lors d'une conversation téléphonique le 1er avril, il a déclaré à un interlocuteur : « Nous avons envoyé un gars… Il était en train de placer l'EEI [engin explosif improvisé] et quand il était en train de l'activer, ils l'ont arrêté… Bank of America, c'est la meilleure confrontation. »
Un informateur du FBI clé dans l'enquête
Malheureusement pour Al-Saadi, son interlocuteur était un informateur du FBI. Les échanges incriminants figurent désormais parmi les preuves retenues contre lui. L'homme est lié aux gardiens de la révolution islamique, une organisation considérée comme terroriste par les États-Unis.
L'enquête a mobilisé les autorités de plusieurs pays, dont la Turquie, la France et les États-Unis. L'extradition d'Al-Saadi vers les États-Unis a été rapide, et il a été inculpé la semaine dernière. La justice américaine continue d'examiner les ramifications de ce réseau présumé.
Cet événement rappelle la menace persistante du terrorisme international et l'importance de la coopération entre les services de renseignement pour déjouer de tels complots.



