Le président américain Donald Trump a minimisé, jeudi 7 mai, les risques de rupture du cessez-le-feu en Iran, après des échanges de tirs survenus entre les forces iraniennes et des groupes soutenus par les États-Unis dans la région. Lors d'une déclaration à la presse, M. Trump a affirmé que la situation restait sous contrôle et que les discussions en vue d'une trêve durable se poursuivaient.
Des échanges de tirs limités
Les incidents ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsque des positions iraniennes ont été visées par des tirs de mortier, auxquels les forces iraniennes ont répondu par des tirs d'artillerie. Selon des sources militaires, les échanges ont été limités et n'ont pas fait de victimes. Les groupes impliqués, proches de l'Iran, ont dénoncé une violation du cessez-le-feu, tandis que Washington a appelé à la retenue.
La position de Trump
Interrogé sur ces événements, Donald Trump a déclaré : « Il y a toujours des incidents, mais l'accord tient. Nous ne sommes pas en train de revenir à une guerre. » Il a également insisté sur le fait que son administration restait engagée dans le processus diplomatique, malgré les tensions persistantes.
Réactions internationales
De son côté, l'Iran a accusé les États-Unis de ne pas contrôler leurs alliés dans la région, tandis que l'ONU a appelé les deux parties à respecter le cessez-le-feu. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exhorté à « la plus grande retenue » et à la reprise des négociations.
Ces échanges de tirs interviennent alors que les pourparlers pour un accord de paix global sont au point mort depuis plusieurs semaines. Les observateurs craignent que de tels incidents ne compromettent définitivement le processus.
Un contexte fragile
Le cessez-le-feu en Iran, négocié sous l'égide de l'ONU en mars dernier, avait déjà été mis à rude épreuve par des violations ponctuelles. Les deux parties s'accusent mutuellement de ne pas respecter leurs engagements. Les États-Unis insistent sur la nécessité de désarmer les groupes armés pro-iraniens, tandis que Téhéran réclame la levée des sanctions économiques.
Pour l'instant, le fragile équilibre semble tenir, mais les prochains jours seront décisifs pour l'avenir de la trêve.



