Trump menace de frapper « très fort » l'Iran : vers une escalade militaire ?
Trump menace de frapper « très fort » l'Iran

Menaces de Trump et mise en garde iranienne

Le président américain Donald Trump a menacé, ce jeudi, de frapper « très fort » l'Iran dans la soirée et de s'emparer du terminal pétrolier de l'île de Kharg. En réponse, Téhéran a prévenu les États-Unis qu'ils risquaient de s'enliser dans un « bourbier sans fin ».

Cette escalade militaire survient après la reprise des hostilités, qui a fait grimper le prix du baril de Brent à 92 dollars. Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 8 avril, est désormais « pratiquement dénué de sens », selon la diplomatie iranienne.

Intensification des frappes

L'armée américaine a mené des frappes dans toute l'Iran, notamment à Bandar Abbas et sur l'île de Qeshm, visant des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne. Trois personnes ont été blessées, selon les médias iraniens.

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En riposte, l'Iran a tiré une vingtaine de missiles vers une base américaine en Jordanie, tous interceptés, et a ciblé Bahreïn et le Koweït. À Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris de drone, tandis que le Koweït a brièvement fermé son espace aérien.

Blocus et tensions dans le Golfe

L'Iran a totalement fermé le détroit d'Ormuz, qu'il verrouille depuis le début du conflit le 28 février. Les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens. Le commandement américain pour la région (Centcom) a annoncé avoir neutralisé un pétrolier au large d'Oman, provoquant un incendie dans la salle des machines et l'évacuation de l'équipage.

Cette aggravation maintient les cours du pétrole à un niveau élevé, le baril de Brent évoluant autour de 92 dollars, contre 70 dollars avant la guerre.

Le conflit libanais en toile de fond

Le conflit a repris dimanche lorsque l'Iran a lancé des missiles sur Israël, en représailles à des frappes israéliennes sur Beyrouth. Téhéran insiste pour que tout accord inclue le Liban, où le Hezbollah est actif. Israël a riposté, et les opérations israéliennes au Liban ont tué plus de 3 600 personnes, principalement dans le sud du pays.

Le Pakistan, principal médiateur, a appelé à la poursuite des efforts diplomatiques, suivi par Moscou, Pékin, Ankara et Ryad. Cependant, un pharmacien de Téhéran, Majid, se dit « profondément inquiet », estimant que « le fossé entre les deux pays est trop profond pour espérer une solution diplomatique ».

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