Au Mali, les djihadistes intensifient leur pression sur Bamako
Mali : djihadistes accentuent pression sur Bamako

Au Mali, les groupes djihadistes intensifient leurs opérations aux abords de Bamako, la capitale, avec pour objectif de l'étouffer économiquement et militairement. Depuis plusieurs semaines, les attaques se multiplient sur les axes routiers menant à la ville, notamment sur la route nationale RN6, reliant Bamako à Ségou et à la frontière burkinabè. Les combattants de la coalition du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et de l'État islamique au Grand Sahara (EIGS) mènent des embuscades régulières contre les convois militaires et civils, perturbant l'approvisionnement en biens essentiels.

Stratégie d'encerclement

Selon des sources sécuritaires maliennes, les djihadistes cherchent à créer un cordon autour de Bamako en contrôlant les principaux points d'accès. Cette stratégie vise à affaiblir le gouvernement central et à démontrer l'incapacité des forces armées à protéger la capitale. Les attaques ont déjà provoqué une hausse des prix des denrées alimentaires, car les commerçants hésitent à emprunter les routes dangereuses. De plus, les raids contre les postes de l'armée et les convois logistiques ont causé des pertes importantes parmi les soldats maliens.

Réponse des autorités

Face à cette menace, les autorités maliennes ont renforcé la présence militaire autour de Bamako et mis en place des patrouilles conjointes avec les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Cependant, les moyens restent limités, et les djihadistes continuent de frapper avec une mobilité accrue. Le gouvernement a également lancé un appel à la population pour signaler tout mouvement suspect, mais la peur et la méfiance envers les forces de sécurité freinent la coopération.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Impact humanitaire

La situation humanitaire se dégrade dans la région de Bamako. Les déplacements de populations fuyant les violences dans les zones rurales augmentent, créant une pression supplémentaire sur les infrastructures déjà fragiles. Les organisations humanitaires alertent sur le risque de pénurie alimentaire et d'accès limité aux soins de santé. Les écoles et les marchés ferment par crainte d'attaques, plongeant des milliers de familles dans l'incertitude.

Les djihadistes semblent vouloir étendre leur influence jusqu'aux portes de la capitale, une situation inédite depuis le début de la crise en 2012. Les experts estiment que si la pression continue, le contrôle de l'État sur Bamako pourrait être sérieusement compromis, ouvrant la voie à une escalade du conflit.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale