L'Iran menace les États-Unis d'une réponse « écrasante » après la trêve
Iran menace les États-Unis d'une réponse écrasante

L'Iran met en garde Washington après la trêve

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur de son pays, a déclaré ce samedi que l'Iran avait « reconstruit » ses forces armées durant la trêve avec les États-Unis, en vigueur depuis le 8 avril. Il a menacé les États-Unis d'une réponse « écrasante » s'ils relançaient la guerre.

« Nos forces armées se sont reconstruites pendant la période de cessez-le-feu de telle manière que si Trump commet un autre acte insensé et relance la guerre, (les conséquences) seront certainement beaucoup plus écrasantes et amères pour les États-Unis que le premier jour de la guerre », a-t-il affirmé. Les États-Unis n'ont pas encore réagi à ces nouvelles menaces.

Téhéran dénonce des « exigences excessives »

Plus tôt ce samedi, l'Iran avait accusé les États-Unis de saboter les négociations pour mettre fin à la guerre avec des « exigences excessives ». Lors d'un entretien avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des « positions contradictoires et demandes excessives répétées » des États-Unis, selon les agences Tasnim et Fars.

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Ces facteurs « perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan », a estimé Abbas Araghchi. Il a toutefois ajouté : « Malgré sa profonde méfiance envers les États-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable. »

Médiation pakistanaise

Le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, est arrivé vendredi à Téhéran dans le cadre de la médiation menée par son pays. Selon l'agence Irna, il a discuté jusqu'à tard dans la nuit de vendredi à samedi avec Abbas Araghchi des « derniers efforts et initiatives diplomatiques visant à empêcher une nouvelle escalade ». De nouveaux échanges ont eu lieu ce samedi.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent « profondes » entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui « en suspens », de même que le volet nucléaire.

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