Au moins neuf personnes ont été tuées ce mardi 11 août dans une série d'attaques russes en Ukraine, selon les autorités ukrainiennes. Ces frappes ont notamment utilisé des missiles balistiques de fabrication nord-coréenne, une première dans le conflit. Par ailleurs, le parti politique russe antiguerre a été censuré par Moscou.
Frappes meurtrières dans l'est et le sud
Les frappes russes ont touché plusieurs régions, dont Donetsk et Zaporijjia. Selon le gouverneur de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, au moins cinq civils ont été tués dans la région, dont deux enfants. À Zaporijjia, quatre personnes ont perdu la vie, selon le chef de l'administration militaire, Oleksandr Starukh. Les secours sont toujours à l'œuvre pour rechercher d'éventuels survivants sous les décombres.
L'armée de l'air ukrainienne a indiqué que des missiles balistiques nord-coréens avaient été utilisés lors de ces attaques. C'est la première fois que ce type de munitions est employé par la Russie dans ce conflit, selon les services de renseignement ukrainiens. Ces missiles, d'une portée d'environ 700 kilomètres, auraient été livrés à la Russie récemment, en violation des sanctions de l'ONU.
La censure du parti antiguerre russe
Le ministère russe de la Justice a annoncé ce mardi l'interdiction du parti politique « Initiative civile », connu pour ses positions antiguerre. Le parti est accusé de « discréditer l'armée russe » et de « menacer l'intégrité territoriale » du pays. Son leader, Andreï Illarionov, a dénoncé une « répression politique » et appelé à la résistance.
Cette censure intervient alors que la Russie intensifie sa répression contre toute opposition à la guerre. Depuis le début de l'invasion, plus de 4 000 personnes ont été arrêtées pour avoir protesté contre le conflit, selon l'ONG OVD-Info. Le parti « Initiative civile » avait appelé à un cessez-le-feu et à des négociations de paix.
Réactions internationales
La communauté internationale a condamné ces frappes. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa « profonde préoccupation » et appelé à la retenue. L'Union européenne a dénoncé « l'utilisation de missiles nord-coréens », y voyant une « escalade dangereuse ». Les États-Unis ont promis de nouvelles sanctions contre la Russie et la Corée du Nord.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi sur Telegram : « Chaque missile nord-coréen abattu est une preuve de la complicité entre Moscou et Pyongyang. Nous ne nous tairons pas. » Il a de nouveau demandé à ses alliés de fournir des systèmes de défense aérienne supplémentaires.
Impact humanitaire et militaire
Ces frappes aggravent une situation humanitaire déjà critique. Selon le HCR, plus de 17 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire en Ukraine. Les frappes ont endommagé des infrastructures civiles, notamment une école et un hôpital à Donetsk. Les équipes de secours travaillent sans relâche pour porter assistance aux victimes.
Militairement, l'utilisation de missiles nord-coréens suggère une possible pénurie de munitions russes. Le Pentagone a noté que la Russie « cherche des sources alternatives d'approvisionnement » pour maintenir son effort de guerre. La Corée du Nord, de son côté, a nié toute livraison, mais les preuves apportées par Kiev semblent convaincantes.
Conclusion
La guerre en Ukraine continue de faire des victimes civiles et de s'internationaliser. La censure du parti antiguerre russe montre la dérive autoritaire du Kremlin. La communauté internationale doit rester unie pour soutenir l'Ukraine et faire pression sur Moscou et Pyongyang. Le sort de millions d'Ukrainiens en dépend.



