Le Tour de France Femmes 2026 s'est conclu dimanche en Baie des Anges, avec le sacre de la Néerlandaise Demi Vollering (FDJ United-Suez). La course a tenu toutes ses promesses : enjeu, suspense et un public toujours plus nombreux. Retour sur les moments forts et les points de friction de cette édition.
Une fête populaire au pied du Negresco
Dimanche, Nice était en fête, surtout au pied du car de l'équipe FDJ United-Suez, où la leader Demi Vollering venait d'être sacrée. Victoire d'étape et maillot jaune sur la Promenade des Anglais, le tout dans une ambiance de liesse. Chauffeur, kiné, mécanicien : tous ont pu célébrer le titre avec des accolades franches et répétées, sous les yeux des curieux venus chercher un autographe ou un bidon. Une joie pure et méritée.
Un public conquis et des parcours qui séduisent
Revenue en 2022, la version féminine du Tour de France attire de plus en plus de spectateurs. Samedi, ils étaient massés dans les pentes les plus raides des collines. Dimanche, ils étaient éparpillés sur l'asphalte brûlant du col d'Eze, où le peloton est passé quatre fois. Au jardin Albert-1er, une foule dense a assisté au sacre de Vollering. Une boucle de bonheur, saluée par les organisateurs et les coureuses.
Le parcours de cette dernière étape, initialement critiqué pour sa répétitivité, a finalement fonctionné. Quatre passages au col d'Eze ont offert autant d'occasions de tenter des attaques. « Elles sont parties dès le premier tour… des malades ! » témoignait une coureuse, impressionnée par le rythme imposé. Le public, habitué à ne voir les coureuses que quelques secondes, a pu en profiter davantage.
La polémique Niewiadoma-Géry
La fin de course a été ternie par une polémique. Vendredi, Kasia Niewiadoma (Polonaise) brillait dans le Ventoux avec une belle victoire d'étape. Mais samedi, elle laissait filer Vollering et le maillot jaune. Sur les pentes niçoises, elle reprochait à la Française Célia Géry de l'avoir enfermée contre les barrières pour laisser partir sa leader. Des accusations jugées plutôt infondées, mais qui ont enflammé les réseaux sociaux, certains internautes allant jusqu'à envoyer des messages et des menaces de mort à Géry. Tout est retombé dimanche soir, après des explications sur le vélo et des excuses de Niewiadoma.
Pauline Ferrand-Prévot, la déception française
Autre point négatif : la méforme de Pauline Ferrand-Prévot, attendue sur toutes les routes par des dizaines de petites filles qui rêveraient de l'imiter. La Française, si brillante en 2025, n'a jamais pu se mêler à la lutte. Mais sa cote ne faiblira pas de si tôt, et « PFP » devrait rebondir.



