Le porte-avions Charles de Gaulle se dirige vers le Golfe
Le porte-avions français Charles de Gaulle va se prépositionner dans la région du Golfe, un « signal » selon lequel la coalition montée par Londres et Paris se tient prête à sécuriser le détroit d’Ormuz. La France propose aux États-Unis et à l’Iran de « traiter la question d’Ormuz à part » du reste du conflit, car « elle est d’intérêt commun », et présente ses « exigences » pour lancer une mission multinationale dans ce bras de mer stratégique.
Les marchés financiers optimistes
Au lendemain des propos optimistes de Donald Trump, la Bourse de Tokyo s’affiche en forte hausse à la mi-journée jeudi, l’indice Nikkei progressant de 5,7 % à 62.915 points. Les cours du pétrole sont stables après une forte baisse mercredi, avec le Brent à 101,32 dollars et le WTI à 95,08 dollars. L’indice Nikkei a bondi de plus de 4 % jeudi, porté par l’espoir d’un accord entre l’Iran et les États-Unis. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 7,83 % à 101,27 dollars, son équivalent américain, le WTI, chutant de 7,03 % à 95,08 dollars. À Wall Street, l’indice Nasdaq (+ 2,02 %) et l’indice S & P 500 (+ 1,46 %) ont tous deux atteint un nouveau record. En Europe, Paris a terminé en forte hausse de 2,94 %, Francfort de 2,12 % et Londres de 2,15 %.
Démenti iranien et accusations
L’Iran a démenti jeudi toute implication dans l’explosion survenue sur un cargo sud-coréen dans le détroit d’Ormuz lundi. Le HMM Namu, un cargo polyvalent d’environ 180 mètres, avait pris feu lundi suite à une « explosion ». Par ailleurs, l’Iran accuse les États-Unis de vouloir contraindre Téhéran à la « reddition ». « L’ennemi, dans sa nouvelle stratégie, cherche, à travers un blocus naval, une pression économique et une manipulation médiatique, à détruire la cohésion du pays afin de nous contraindre à nous rendre », a estimé le principal négociateur de l’Iran, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui préside le Parlement iranien.
Trump juge un accord « très possible »
Le président américain Donald Trump a jugé « très possible » d’arriver à un accord avec l’Iran après la tenue de « très bonnes discussions » dans les dernières 24 heures, lors d’un entretien avec des journalistes dans le Bureau ovale. Si l’Iran « n’accepte pas, les bombardements commenceront et ce sera, malheureusement […] avec une intensité bien plus forte qu’avant », avait-il averti auparavant sur son réseau Truth Social.
Macron condamne les frappes contre les Émirats
Emmanuel Macron a condamné, lors d’un appel au président iranien Massoud Pezeshkian, « les frappes injustifiées contre les infrastructures civiles » des Émirats arabes unis « et plusieurs navires ». Le président français a aussi mis en avant « l’utilité » qu’aurait « la mission multinationale que la France et le Royaume-Uni ont mise sur pied » pour sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz. « Toute négociation concernant la réouverture complète du détroit d’Hormuz nécessite la levée du blocus naval imposé par les États-Unis », a déclaré M. Pezeshkian.
Frappe israélienne sur Beyrouth
L’aviation israélienne a ciblé la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis la trêve entrée en vigueur le 17 avril. « Malek Ballout, le commandant des opérations de la force al-Radwan », l’unité d’élite du Hezbollah, a été tué, a affirmé à l’AFP une source proche du mouvement pro-iranien. Des frappes israéliennes dans l’est et le sud du pays ont par ailleurs fait 11 morts, selon le ministère de la Santé. L’armée israélienne a pour sa part fait état jeudi d’un soldat tué et de trois blessés dans le sud du Liban mercredi.
Blocus naval et incidents en mer
L’armée américaine a « neutralisé » un navire ayant tenté de forcer le blocus. « Les forces américaines opérant dans le Golfe ont fait respecter les mesures de blocus en neutralisant un pétrolier battant pavillon iranien sans cargaison qui tentait de naviguer vers un port iranien », a assuré le commandement américain pour le Moyen-Orient. Un porte-conteneurs appartenant à l’armateur français CMA-CGM est parvenu à sortir du Golfe par le détroit d’Ormuz, selon la société d’analyse Kpler.
Israël « prêt à tous les scénarios »
Face à l’Iran, « nous sommes […] prêts à tous les scénarios et ce sont les instructions que j’ai données à l’armée et à nos services de sécurité », a affirmé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le chef de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a de son côté déclaré que ses soldats étaient « en état d’alerte élevé pour reprendre une opération forte et puissante » si nécessaire face à la République islamique.



