Mondial 2026 : le Conseil de l'Europe appelle la Fifa à protéger le football
Mondial 2026 : le Conseil de l'Europe interpelle la Fifa

Le Conseil de l'Europe a officiellement interpellé la Fédération internationale de football association (Fifa) ce lundi 19 juillet 2026, l'appelant à protéger le football des ingérences politiques et des intérêts financiers dans le cadre de l'organisation de la Coupe du monde 2026. Dans une déclaration publiée à Strasbourg, l'organisation paneuropéenne de défense des droits de l'homme souligne les risques de corruption et de manipulation qui pèsent sur le sport roi.

Des appels à la transparence et à l'intégrité

Le texte adopté par le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, qui réunit les 46 États membres, demande à la Fifa de mettre en œuvre des mesures concrètes pour garantir l'indépendance des instances dirigeantes du football. Selon le communiqué, « il est impératif que le football reste un vecteur de valeurs démocratiques et ne soit pas instrumentalisé à des fins politiques ou commerciales ».

Cette prise de position fait suite à plusieurs scandales qui ont éclaboussé le monde du football ces dernières années, notamment des affaires de corruption liées à l'attribution des Coupes du monde. Le Conseil de l'Europe estime que le Mondial 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, doit être exemplaire en matière de gouvernance.

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Un appel à la protection des droits des travailleurs

L'organisation insiste également sur la nécessité de protéger les droits des travailleurs impliqués dans la construction des infrastructures sportives. Elle rappelle que les précédents Mondiaux, notamment celui de 2022 au Qatar, ont été marqués par des conditions de travail indignes et des milliers de décès parmi les ouvriers migrants.

« La Fifa doit s'assurer que les droits humains sont respectés tout au long du processus, de la construction des stades à l'organisation des matchs », a déclaré la secrétaire générale du Conseil de l'Europe, Marija Pejčinović Burić, dans une allocution. « Le football ne peut pas être un prétexte à l'exploitation. »

Des recommandations concrètes

Le Conseil de l'Europe formule plusieurs recommandations, dont la création d'un organe indépendant de surveillance des candidatures et de l'attribution des grands événements sportifs. Il préconise également le renforcement des mécanismes de lutte contre le blanchiment d'argent dans le football.

Selon une étude citée par l'organisation, plus de 30 % des transferts de joueurs dans le monde impliqueraient des flux financiers suspects. Le Conseil appelle donc à une traçabilité accrue des transactions et à une coopération renforcée entre les autorités fiscales et sportives.

Une réponse attendue de la Fifa

La Fifa n'a pas encore réagi officiellement à cette interpellation. Cependant, des sources proches de l'instance indiquent qu'elle pourrait annoncer prochainement des mesures visant à renforcer l'éthique et la transparence. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a déjà évoqué à plusieurs reprises la nécessité de moderniser la gouvernance du football.

Le Conseil de l'Europe, de son côté, menace de saisir la justice internationale si ses recommandations ne sont pas suivies d'effet. « Nous ne laisserons pas le football devenir le jouet des puissants », a averti un porte-parole.

La Coupe du monde 2026, qui sera la première à réunir 48 équipes, suscite déjà des inquiétudes quant à son coût et à son impact environnemental. Les trois pays hôtes devraient investir plusieurs milliards de dollars dans les infrastructures, ce qui alimente les craintes de dérives financières.

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