Trump poursuivi par des ONG pour affaiblissement de la protection des espèces menacées
Trump poursuivi par des ONG pour affaiblissement des espèces

L'administration Trump fait face à une nouvelle action en justice de la part de plusieurs organisations environnementales, qui l'accusent d'avoir considérablement affaibli la loi sur les espèces menacées (Endangered Species Act). Les plaignants, dont le Center for Biological Diversity et le Sierra Club, ont déposé une plainte devant un tribunal fédéral de San Francisco, estimant que les modifications réglementaires introduites en 2019 réduisent drastiquement la protection des espèces vulnérables.

Des modifications réglementaires contestées

Les nouvelles règles, entrées en vigueur en août 2019, permettent notamment de prendre en compte les considérations économiques lors de la classification des espèces comme menacées ou en voie de disparition. Selon les organisations, cette disposition ouvre la voie à une sous-protection des habitats critiques. La plainte cite l'exemple du loup gris, dont la protection a été retirée dans plusieurs États, entraînant une recrudescence de la chasse.

En outre, les modifications suppriment la protection automatique des espèces classées comme "menacées", qui bénéficiaient auparavant des mêmes garanties que les espèces "en danger". Selon les estimations du Center for Biological Diversity, près de 300 espèces pourraient être affectées par ce changement, dont la tortue caouanne et le lynx du Canada.

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Un impact potentiel sur des centaines d'espèces

Kieran Suckling, directeur exécutif du Center for Biological Diversity, a déclaré : "Ces règles sont une attaque frontale contre la protection de la faune. Elles permettent aux intérêts économiques de primer sur la survie des espèces." Il a ajouté que la décision de l'administration Trump "met en péril des décennies de progrès en matière de conservation".

L'administration Trump se défend en arguant que ces modifications visent à réduire les charges administratives pour les propriétaires fonciers et les entreprises, tout en maintenant des protections essentielles. Cependant, les organisations environnementales estiment que ces changements violent l'esprit de la loi de 1973, qui a permis de sauver des espèces emblématiques comme le pygargue à tête blanche.

Une procédure judiciaire engagée

La plainte, déposée le 15 juillet 2026, demande au tribunal d'annuler les modifications réglementaires et de rétablir les protections antérieures. Les plaignants invoquent la loi sur les espèces menacées elle-même, ainsi que la loi sur la procédure administrative, affirmant que l'administration n'a pas suffisamment justifié les changements.

Cette action en justice s'ajoute à une série de poursuites contre l'administration Trump sur des questions environnementales, notamment concernant les émissions de gaz à effet de serre et la protection des océans. Selon une étude de l'université Harvard, l'administration Trump a affaibli ou supprimé plus de 100 réglementations environnementales depuis 2017.

Les organisations espèrent obtenir une décision de justice avant la fin de l'année 2026, afin d'empêcher de nouvelles dégradations des habitats naturels. Le sort de nombreuses espèces dépend désormais de l'issue de ce procès.

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