Depuis vendredi soir, un calme relatif s'est installé entre les États-Unis et l'Iran. Aucun bombardement américain n'a été signalé sur le sol iranien, et l'Iran n'a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington. Les pays de la région n'ont fait état d'aucune alerte nocturne. Cette pause intervient après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.
L'Iran interrompt ses opérations militaires
Le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, a justifié cette décision : « Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations. » Cette déclaration souligne que Téhéran adapte sa posture en fonction des actions américaines.
Trump tend la main tout en maintenant la pression
De son côté, l'administration Trump affiche une volonté de dialogue. L'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz, a déclaré dimanche dans des médias américains : « Ce que fait le président en ce moment, […] c'est de laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent. » Il a toutefois précisé que Donald Trump « garde toutes les options sur la table », n'excluant pas une nouvelle escalade militaire.
Un signe de détente sur les marchés pétroliers
Cette accalmie se reflète également sur les marchés financiers. Les cours du pétrole s'affichent en forte baisse ce lundi matin, signe que les investisseurs perçoivent une réduction des risques de conflit dans la région stratégique du Golfe. La trêve, même temporaire, semble apaiser les tensions qui avaient fait grimper les prix de l'or noir.
Des négociations en coulisses
Si aucun contact direct n'a été confirmé, les déclarations des deux camps laissent entrevoir des discussions indirectes. Mike Waltz a insisté sur le fait que « les négociations se poursuivent », suggérant que des canaux diplomatiques restent ouverts. Toutefois, il n'a pas donné de détails sur les modalités ou les intermédiaires impliqués.
Cette pause dans les hostilités marque un contraste saisissant avec les deux semaines précédentes, durant lesquelles les frappes américaines avaient visé des sites militaires iraniens. L'Iran, de son côté, avait riposté par des attaques de drones et de missiles contre des bases américaines dans la région. Le cessez-le-feu d'avril avait déjà mis fin à une précédente escalade, mais les tensions étaient remontées d'un cran ces derniers jours.



