Après la signature d'un accord-cadre pour rétablir la paix au Moyen-Orient lundi, tous les regards se tournent désormais vers l'Ukraine. Les pays du G7, réunis à Évian (Haute-Savoie), ont apporté mardi leur soutien à Kiev et se sont mis d'accord pour faire pression sur Moscou afin de trouver une issue au conflit.
Donald Trump peut-il jouer les faiseurs de paix en Ukraine ?
Donald Trump, qui avait promis de faire taire les armes en 24 heures dès son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, s'est montré plus prudent mardi : « Maintenant que ce dossier avec l'Iran est réglé, nous allons nous concentrer là-dessus », a-t-il déclaré, ajoutant : « Je vais faire tout ce que je peux. »
Le président américain a durci le ton à l'égard du maître du Kremlin : « La seule raison pour laquelle je m'en mêle, c'est que je n'aime pas voir 25 000 jeunes mourir chaque mois. » Il se dit prêt à rétablir les sanctions contre le pétrole russe, qui finance la machine de guerre. « Nous avions suspendu des sanctions parce que nous ne voulions évidemment pas pénaliser les États-Unis. Nous allons pouvoir le faire parce que le pétrole coule à flots désormais », a-t-il affirmé, faisant allusion à la réouverture du détroit d'Ormuz annoncée à partir de vendredi.
Les priorités de Zelensky
Au-delà des États-Unis, tous les pays du G7 sont « d'accord pour augmenter la pression sur la Russie, notamment au moyen de sanctions sur le pétrole et le gaz », selon une source diplomatique. Ils vont également « soutenir la dynamique » en faveur de l'Ukraine sur le terrain, en lui fournissant « des moyens de mieux se protéger, de consolider les acquis ».
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a détaillé ses priorités mardi, en marge de sa rencontre avec Donald Trump : « Augmenter le nombre de missiles de défense aérienne et accorder des licences pour leur production, mettre en place un programme d'aide pour l'hiver et intensifier la pression sur la Russie. » Dans une interview à Reuters, il affirme que la Russie sera confrontée à un hiver très difficile – avec des attaques ukrainiennes contre ses infrastructures énergétiques – si un accord de paix n'est pas signé d'ici là. Mais ses menaces sont restées vaines jusqu'ici, comme ses mains tendues à Vladimir Poutine.



