Dans la nuit du 20 juillet, l'Ukraine a mené une attaque de drones sans précédent contre Moscou et sa région, avec plus de 400 appareils, selon les autorités russes. Il s'agit de l'offensive la plus massive depuis le début de la guerre, visant le cœur de la Russie.
Déroulement de l'attaque
Les drones ukrainiens ont été lancés en plusieurs vagues, ciblant principalement des infrastructures militaires et énergétiques. Le ministère russe de la Défense a affirmé que 11 drones avaient été abattus au-dessus de la région de Moscou, tandis que 352 autres ont été neutralisés dans d'autres régions, notamment à Briansk et Koursk. Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, des débris de drones sont tombés sur des bâtiments résidentiels, sans faire de victimes.
Impact et réactions
Cette attaque a provoqué des perturbations dans le trafic aérien : les aéroports de Moscou ont été temporairement fermés, entraînant des retards et des annulations de vols. Les autorités russes ont dénoncé une "attaque terroriste" de la part de Kiev. En réponse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré : "Nous continuerons à frapper les infrastructures militaires russes jusqu'à ce que la paix soit rétablie."
Contexte stratégique
Cette offensive intervient alors que les forces ukrainiennes intensifient leurs opérations à distance, cherchant à affaiblir la capacité logistique et militaire de la Russie. Les experts estiment que l'utilisation massive de drones vise à démontrer la vulnérabilité de la défense aérienne russe. Selon un analyste militaire interrogé par Libération, "cette attaque marque un changement de stratégie, l'Ukraine cherchant à porter la guerre au cœur du territoire russe."



