Le Canada fait face à une saison des feux de forêt d'une intensité exceptionnelle en 2026. Selon les autorités, plus de 3 millions d'hectares ont déjà été consumés par les flammes depuis le début de l'année, un chiffre alarmant qui dépasse déjà la moyenne décennale pour une saison complète.
Un bilan déjà lourd
Les incendies, particulièrement virulents dans l'ouest du pays, ont forcé l'évacuation de milliers de personnes. En Colombie-Britannique, près de 200 foyers sont toujours actifs, dont une vingtaine classés comme "hors de contrôle". Les provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan sont également touchées.
« C'est une saison sans précédent par sa précocité et son ampleur », a déclaré un porte-parole du ministère des Ressources naturelles du Canada. « Les conditions climatiques, avec une sécheresse persistante et des températures élevées, favorisent la propagation rapide des flammes. »
Des conséquences environnementales et économiques
Au-delà des dégâts matériels, ces incendies ont un impact majeur sur la qualité de l'air. Les fumées dérivent jusqu'aux grandes villes comme Vancouver et Calgary, provoquant des alertes sanitaires. Les autorités recommandent aux populations vulnérables de limiter leurs déplacements.
Sur le plan économique, le secteur forestier est durement touché. Plusieurs scieries ont dû suspendre leur activité en raison de l'indisponibilité des ressources. Le gouvernement fédéral a débloqué des fonds d'urgence pour soutenir les communautés affectées.
Un phénomène lié au changement climatique
Les experts pointent du doigt le réchauffement climatique comme facteur aggravant. « Les saisons des feux s'allongent et deviennent plus intenses », explique un climatologue de l'Université de Toronto. « Le Canada doit se préparer à des étés de plus en plus chauds et secs. »
En 2023, le pays avait déjà connu une saison record avec plus de 18 millions d'hectares brûlés. L'année 2026 s'annonce malheureusement dans la même lignée, avec des prévisions pessimistes pour les mois à venir.



