Entre UE et Russie, la Moldavie choisit l'Europe pour son avenir
Moldavie : l'espoir d'une adhésion à l'UE

Entre l’Europe et la Russie, pour Ian, un jeune Moldave de 22 ans, le choix est rapidement fait. « Nos grands-parents, qui ont grandi à l’époque de l’Union soviétique, nous ont raconté comment ils vivaient alors, et nous ne voulons surtout pas connaître le même sort », confie, un brin inquiet, cet étudiant habitant à Chisinau, la capitale moldave. « Pour moi, l’Union européenne, c’est un avenir prometteur et cette liberté à laquelle nous aspirons. »

En donnant début juin leur feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion avec Chisinau et Kiev, les Européens ont suscité un vif espoir dans cette ancienne république soviétique nichée entre la Roumanie et l’Ukraine. « Nous attendions ce jour depuis très longtemps ! », s’est réjoui dès le lendemain, sourire aux lèvres, le Premier ministre Alexandru Munteanu, en marge d’un forum sur les investissements.

Cette décision marque un tournant pour la Moldavie, qui cherche à se rapprocher de l’Occident tout en faisant face aux pressions russes. Pour les jeunes générations, l’UE représente non seulement des opportunités économiques, mais aussi des valeurs de démocratie et de liberté. L’enthousiasme est palpable dans les rues de Chisinau, où les drapeaux européens flottent aux côtés du drapeau national. Cependant, le chemin vers l’adhésion reste long et semé d’embûches, avec des réformes nécessaires dans les domaines de la justice, de la lutte contre la corruption et de l’économie.

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