Trump déclare l'accord avec l'Iran "terminé" après des frappes américaines et iraniennes
Trump : accord avec l'Iran "terminé" après des frappes

Donald Trump l'avait annoncé ce mercredi 8 juillet, depuis le sommet de l'Otan en Turquie : pour le président américain, le protocole d'accord avec l'Iran, visant à mettre fin à la guerre, est "terminé" après une série d'attaques réciproques. Cette nuit, la région a connu une nouvelle nuit de tensions, après des tirs croisés entre Washington et Téhéran. Le Commandement central de l'armée américaine (Centcom) a annoncé mercredi soir avoir frappé "90 cibles militaires" contre l'Iran, "afin de détériorer davantage leur capacité à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", a-t-il indiqué sur le réseau social X. Ce à quoi a répondu Téhéran, lançant des attaques au Koweït et à Bahreïn, contre des bases militaires américaines.

Des frappes américaines massives sur la côte iranienne

Les frappes américaines ont visé plusieurs villes le long de la côte méridionale de l'Iran, provoquant des coupures d'électricité. "Les Etats-Unis tiennent l'Iran pour responsable des récentes agressions injustifiées contre le trafic maritime commercial et les équipages civils dans une voie navigable internationale essentielle", a indiqué l'armée américaine.

"Il s'agit d'un châtiment pour les bombardements contre des navires effectués hier par l'Iran. Si cela se reproduit, ce sera bien pire", a écrit pour sa part le président américain sur son réseau Truth Social. Washington avait déjà mené mardi soir des frappes en Iran présentées comme une réponse à l'attaque imputée à Téhéran de pétroliers qataris et saoudiens dans le détroit d'Ormuz, où la circulation des navires commerciaux devait être pleinement rétablie pour une durée de 60 jours dans le cadre de leur protocole d'accord.

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Les conséquences économiques et diplomatiques de la rupture

"Les attaques surprises ont provoqué une réaction féroce de Trump, qui a anéanti une partie des derniers avantages de l'accord" en début de semaine, indique le Wall Street Journal. "Le président a révoqué la licence d'exportation de pétrole de l'Iran, ordonné plusieurs frappes contre des cibles iraniennes dans et autour du détroit mardi et mercredi, et menacé de cibler les infrastructures civiles du pays, notamment les usines de dessalement d'eau potable", détaille le quotidien américain.

En représailles, les Gardiens de la révolution iranienne ont annoncé avoir attaqué deux bases militaires américaines au Koweït et deux autres à Bahreïn, et menacent d'étendre leurs attaques à d'autres bases dans la région en cas de réponse américaine. "Les Etats-Unis n'ont pas encore compris que les intimidations et le non-respect de leurs engagements ont désormais un coût. Que les choses soient claires : si vous frappez, vous essuierez une riposte", a écrit le président du Parlement et négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, sur le réseau social X.

Un nouvel embrasement régional aux répercussions mondiales

Cette rupture brutale de l'accord de cessez-le-feu signé le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran replonge un peu plus la région dans l'instabilité. Alors que le trafic dans le détroit d'Ormuz - voie indispensable pour le commerce mondial d'hydrocarbures - est de nouveau perturbé, le prix du pétrole brut a bondi de 6 % mercredi, atteignant un sommet en deux semaines à près de 80 dollars le baril. Reste à déterminer si la déclaration de Donald Trump annonce une reprise durable des hostilités ou une nouvelle escalade violente pour forcer les négociations. En attendant, les navires de guerre américains sont toujours stationnés dans la région.

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