La Confédération paysanne des Pyrénées-Orientales a lancé un appel pressant aux pouvoirs publics pour qu'ils soutiennent le pastoralisme, une pratique d'élevage extensif qui, selon elle, pourrait permettre d'éviter des millions d'euros de dégâts causés par les incendies de forêt. Dans un communiqué publié le 9 juillet 2026, le syndicat agricole met en avant le rôle crucial des troupeaux dans l'entretien des espaces naturels et la prévention des feux.
Un constat alarmant sur les incendies
Les Pyrénées-Orientales sont particulièrement touchées par les incendies, avec des surfaces brûlées qui ne cessent d'augmenter. Selon la Confédération paysanne, chaque année, les feux de forêt coûtent des millions d'euros à la collectivité, que ce soit en termes de lutte contre les flammes, de reconstruction ou de pertes économiques. Le syndicat estime que le pastoralisme, en maintenant une pression de pâturage sur les zones à risque, pourrait réduire considérablement ces coûts.
Le pastoralisme comme solution naturelle
Les animaux, en broutant la végétation basse et les broussailles, créent des coupures de combustible naturelles qui freinent la propagation des incendies. « Un troupeau de brebis ou de chèvres est un outil de débroussaillement écologique et économique », explique un porte-parole de la Confédération paysanne. « Investir dans le pastoralisme, c'est investir dans la prévention des incendies. »
Le syndicat rappelle que le pastoralisme est en déclin dans la région en raison de la pression foncière, des contraintes administratives et du manque de soutien financier. « Il est urgent de renverser la tendance », insiste-t-il.
Des demandes concrètes
La Confédération paysanne des Pyrénées-Orientales formule plusieurs revendications :
- Une augmentation des aides directes aux éleveurs pastoraux, notamment pour l'entretien des estives et des parcours.
- La simplification des démarches administratives liées à l'installation et à la transmission des exploitations.
- La reconnaissance du rôle écologique et préventif du pastoralisme dans les politiques de gestion des risques.
- La mise en place d'un plan de soutien à la filière, incluant des mesures de formation et de valorisation des produits.
Un enjeu économique et environnemental
Selon une étude citée par le syndicat, chaque euro investi dans le pastoralisme pourrait économiser plusieurs euros en coûts de lutte contre les incendies. « C'est un calcul simple : le pastoralisme est rentable pour la collectivité », affirme le porte-parole. Au-delà de l'aspect financier, le maintien des activités pastorales préserve la biodiversité, les paysages et la culture locale.
La Confédération paysanne appelle les élus locaux et nationaux à agir rapidement, alors que la saison des feux s'annonce particulièrement risquée en raison de la sécheresse et du changement climatique.



