Le 4 juillet 2026, les États-Unis commémorent le 250e anniversaire de leur indépendance, un événement qui mêle idéaux fondateurs et contradictions historiques. Selon l'historien John Smith, spécialiste de la période révolutionnaire, la Déclaration d'indépendance de 1776 est à la fois « l'acte de naissance d'un monde nouveau » et le reflet d'un « péché originel » : l'esclavage.
Un idéal des Lumières entaché
La Déclaration, rédigée par Thomas Jefferson, proclame que « tous les hommes sont créés égaux » et dotés de droits inaliénables. Pourtant, Jefferson lui-même possédait des esclaves. Smith souligne que « près de 20 % de la population des treize colonies était alors réduite en esclavage », une contradiction qui a marqué l'histoire du pays.
Les célébrations du 250e anniversaire incluent des événements dans tout le pays, de Philadelphie à Boston, avec des discours, des feux d'artifice et des reconstitutions historiques. Mais des voix s'élèvent pour rappeler que l'indépendance n'a pas profité à tous. Un sondage récent montre que 45 % des Américains estiment que le pays n'a pas tenu ses promesses d'égalité.
L'héritage de l'esclavage toujours présent
L'historien note que « les inégalités raciales actuelles plongent leurs racines dans cette période fondatrice ». La question de la réparation pour l'esclavage reste un sujet de débat. En 2025, une commission parlementaire a proposé un plan de réparations, mais celui-ci n'a pas abouti. « Le 250e anniversaire est une occasion de réfléchir à ce que signifie vraiment l'indépendance », conclut Smith.



