Ce mardi, Zinédine Zidane a pris la parole pour la première fois sur l'affaire Christophe Gleizes. Lors de sa conférence de presse au siège de la Fédération Française de Football (FFF), le nouveau sélectionneur de l'équipe de France a exprimé son soutien au journaliste français emprisonné en Algérie depuis plus d'un an. « On espère qu'il puisse rentrer chez lui », a-t-il déclaré.
Un soutien parental
« Bien sûr que je soutiens, comme un parent, Monsieur Gleizes et sa famille », a ajouté Zidane. « Vous me posez la question, je suis parent et je veux juste qu'il rentre chez lui pour voir sa famille. » Ces mots, empreints d'émotion, marquent une prise de position rare de la part de l'ancien joueur de légende, habituellement discret sur les sujets politiques.
L'affaire Gleizes
Christophe Gleizes, 37 ans, collaborateur du magazine So Foot, a été arrêté en mai 2024 en Algérie. Il effectuait un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Incarcéré depuis juin 2025, il a été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Sa condamnation, confirmée en appel début décembre 2025, intervient dans un contexte de crise diplomatique entre la France et l'Algérie.
Un espoir de grâce présidentielle
En mars 2026, Christophe Gleizes a retiré son pourvoi en cassation, espérant ouvrir la voie à une grâce présidentielle. Le 10 juin, à la veille du Mondial 2026 en Amérique du Nord, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait exprimé l'espoir que le journaliste obtienne une grâce et puisse assister au tournoi. Cet espoir est resté vain.
Selon des sources proches du dossier, la famille de Christophe Gleizes multiplie les démarches auprès des autorités algériennes et françaises pour obtenir sa libération. L'affaire suscite une vive émotion dans le milieu du football et du journalisme, où de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer sa libération.



