Venezuela : le calvaire des expulsés par les États-Unis
Venezuela : calvaire des expulsés par les États-Unis

Depuis le début de l'année 2023, plus de 5 000 Vénézuéliens ont été expulsés des États-Unis vers leur pays d'origine, selon les données partagées par des organisations de défense des droits humains. À leur arrivée à l'aéroport international de Maiquetía, près de Caracas, beaucoup sont immédiatement placés en détention provisoire dans des centres surpeuplés.

Des conditions de détention alarmantes

Les témoignages recueillis par Human Rights Watch font état de pénurie de nourriture, d'eau potable et de soins médicaux. « Ils nous ont entassés dans une cellule sans fenêtre, sans matelas, pendant trois jours », raconte José, un expulsé de 34 ans. Selon l'ONG, au moins deux détenus seraient morts faute de traitement médical urgent en décembre dernier.

Le gouvernement vénézuélien affirme n'avoir « aucun contrôle » sur le sort de ces personnes, les accusant d'être des « criminels » renvoyés par Washington. Mais les dossiers judiciaires montrent que la majorité des expulsés n'ont aucun antécédent pénal, et sont simplement des migrants sans papiers.

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Une situation humanitaire qui s'aggrave

Les expulsions se poursuivent malgré la crise économique et politique que traverse le Venezuela. « Ils nous renvoient vers un pays en ruine, sans travail, sans médicaments », déplore María, une mère de deux enfants expulsée en novembre. « Où allons-nous vivre ? »

Les Nations unies ont appelé à plusieurs reprises à suspendre ces expulsions, les qualifiant de « violations du droit international ». En attendant, des familles entières restent bloquées dans des centres d'accueil improvisés, sans perspective d'avenir.

Des vies brisées par la politique migratoire américaine

Le cas de cette femme, filmée alors qu'elle agonisait sur le tarmac de l'aéroport, illustre la tragédie. « Regardez où elle est venue mourir », titre la presse locale. Les autorités américaines n'ont pas commenté cette affaire, mais l'ambassade des États-Unis à Caracas assure que « tous les expulsés sont traités dans le respect de leur dignité ». Les images et les témoignages disent le contraire.

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