Alors que la Coupe du monde 2026 entre dans sa phase finale, le journaliste sportif français Christophe Gleizes reste détenu en Algérie. Les associations de journalistes sportifs des quatre nations qualifiées pour les demi-finales — France, Espagne, Angleterre et Argentine — ont publié une déclaration commune, transmise par Reporters sans frontières (RSF), pour exiger sa libération.
Un appel lancé à la veille des demi-finales
Cette initiative intervient quelques heures avant la première demi-finale France-Espagne, mardi soir, et à la veille de la seconde, Angleterre-Argentine, mercredi. « Journaliste sportif français, Christophe Gleizes devrait être parmi nous pour couvrir cette Coupe du monde, raconter les exploits des joueurs, partager les émotions du football et exercer librement son métier. Au lieu de cela, son siège en tribune de presse reste vide », écrivent les quatre associations dans leur déclaration.
« Informer n'est pas un crime »
Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, a salué cette mobilisation conjointe : « Cette mobilisation conjointe […] rappelle avec force qu’informer n’est pas un crime. » Christophe Gleizes, 37 ans, collaborateur des magazines So Foot et Society, a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », avec mandat de dépôt. Il avait été arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK).
La FIFA et l'espoir d'une grâce
À la veille de l'ouverture du Mondial, le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui avait accrédité le journaliste pour la compétition, avait exprimé l'espoir que Gleizes obtienne une grâce présidentielle et puisse assister au tournoi. En attendant, son absence se fait sentir dans les tribunes de presse du Mondial 2026.



