Fondation Bardot : le kiosque rouvre, la Madrague fermée
Fondation Bardot : kiosque rouvre, Madrague fermée

En juillet 2026, Saint-Tropez célèbre Brigitte Bardot avec une vitrine dédiée à la cause animale à l'entrée du village, tandis que la Madrague, propriété de sa Fondation, attire tous les regards. Le kiosque de la Fondation Brigitte Bardot, lancé par BB elle-même en 1993 au cœur du village, rouvre après 33 ans. Cette « renaissance » fait suite au non-renouvellement du bail par le domaine viticole qui l'occupait. « Au terme d'un appel à candidatures avec mise en concurrence, deux dossiers avaient été reçus. Il se trouve que seul celui de la Fondation était dans les clous, puisque l'autre voulait faire du commercial alimentaire, ce qui est interdit dans ce lieu », explique la maire Sylvie Siri, qui a signé l'attribution en juin.

Ouverture reportée après l'été

Le kiosque bénéficie d'une situation idéale, place Blanqui, entre la statue de la star et le musée. « Des travaux de rénovation sont à réaliser avant toute réouverture. Il faut déposer des dossiers pour avoir les agréments, beaucoup de paperasses..., donc cela oblige à reporter l'ouverture après l'été », indique Bernard d'Ormale, président de la Fondation. La convention avec la ville est signée pour six ans, avec une redevance annuelle de 20 000 euros. L'édifice existe depuis plus de cent ans et servait à l'octroi pour payer l'impôt, avec une bascule pour peser la récolte des vendanges, selon le premier adjoint Georges Giraud.

Un lieu de sensibilisation pour la cause animale

Désormais, les animaux seront rois dans ce kiosque, idéal pour toucher un public international. « Ce sera un lieu de sensibilisation et d'informations sur nos actions avec un petit espace-vente de goodies, mais sans que cela soit l'activité première bien entendu », souligne un porte-parole de la Fondation.

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Bernard d'Ormale quitte la Madrague

Une nouvelle page s'ouvre, mais une autre se ferme pour Bernard d'Ormale, sommé de déménager de la Madrague pour un logement communal dans le nouveau quartier du Carré de l'école. Ironie du sort, le veuf ne peut jouir de la Madrague qu'en journée – et donc ne peut y dormir – du fait de son statut de président. « Cela deviendrait un abus de bien social ! », s'amuse-t-il. Ce relogement a fait réagir la minorité municipale par la voix de Jean-Baptiste Giordana, qui s'interroge sur les critères d'attribution. La maire justifie : « Le dossier a été déposé auprès du CCAS le 1er mars 2026. L'examen a été réalisé sur la base de critères comme la situation personnelle, l'autonomie, l'isolement géographique, les besoins d'accompagnement social et les capacités financières. » Hasard du calendrier, un logement inclusif s'est libéré. « Huit dossiers en attente ne relevaient pas d'un besoin immédiat. Seul M. D'Ormale remplissait tous les critères », conclut Sylvie Siri.

Pas de maison-musée à la Gainsbourg

« Mon studio tropézien est formidable ! », positive Bernard, qui continue à veiller sur la villa. « J'interdis pour l'instant toute exploitation de la Madrague. Je reste le “gardien” de ce lieu ! », clame-t-il. « Des travaux de remise aux normes, notamment électriques, sont en cours. Ensuite, il faudra lui donner une rentabilité un jour... On y pense... avec des visites en petits groupes, sur rendez-vous... Mais je ne veux pas d'une “maison-musée” sur le modèle de celle de Gainsbourg à Paris », conclut-il.

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