Aux États-Unis, la santé des citoyens n'est pas seulement influencée par leurs revenus, leur niveau d'éducation ou leur lieu de résidence. Elle dépend également de leurs convictions politiques, selon une étude publiée en mai dans la revue Nature Human Behaviour. Les chercheurs ont constaté que les Américains les plus conservateurs, c'est-à-dire ceux qui se situent le plus à droite de l'échiquier politique, présentent un état de santé moins bon et un taux de mortalité plus élevé que leurs compatriotes les plus libéraux, situés à gauche.
Un écart qui s'est creusé en quinze ans
Cette disparité n'existait pas il y a quinze ans. L'étude montre que la divergence s'est installée progressivement, et qu'elle ne s'explique pas uniquement par des différences de niveau de vie ou de lieu de résidence. Les auteurs avancent que cette tendance pourrait être liée à une défiance plus marquée des conservateurs envers le système de santé et la science. Cette méfiance les conduirait à adopter des comportements moins favorables à la santé, comme le refus de la vaccination ou le recours moindre aux soins préventifs.
Des causes profondes
L'étude souligne que les facteurs politiques jouent un rôle croissant dans les inégalités de santé aux États-Unis. Les chercheurs appellent à prendre en compte cette dimension dans les politiques de santé publique, afin de réduire les écarts et d'améliorer la santé de l'ensemble de la population.



