Un élu municipal de La France insoumise (LFI) à Grenoble est directement à l'origine de l'action menée contre la DJ juive Barbara Butch, qui a dû interrompre son concert le week-end dernier sous la pression de manifestants. Ce fait, rapporté par le directeur de la rédaction Baptiste Bize dans son éditorial, illustre une dérive politique où la haine devient un fonds de commerce électoral. L'éditorialiste dénonce une stratégie de « bordélisation » qui, selon lui, vise à mobiliser l'électorat musulman en flattant ses réflexes antisémites.
Un canari dans la mine de la société française
En sociologie politique, l'antisémitisme est souvent décrit comme le « canari dans la mine » : un avertissement avant le coup de grisou, le premier signe d'une société fragmentée sur le point d'imploser. L'interruption du spectacle de Barbara Butch, ainsi que l'annulation du concert du chanteur Amir à Marseille pour « raisons de sécurité », devraient alerter collectivement. En France, en 2026, des artistes juifs sont contraints de renoncer à se produire sous la pression de manifestants. C'est une atteinte grave à la liberté d'expression et à la cohésion sociale.
L'éditorial souligne que la politique a été inventée pour permettre aux citoyens de vivre ensemble, pour rassembler là où les instincts invitent à la division. Mais certains, par idéologie ou opportunisme électoral, préfèrent attiser les antagonismes. C'est le cas, selon Bize, de La France insoumise, qui importe le conflit israélo-palestinien dans le débat national intérieur pour capter des voix.
Un tract antisémite et une stratégie électorale
Le tract invitant à la mobilisation contre Barbara Butch, diffusé par l'élu insoumis, montrait la DJ éclaboussée de sang devant un drapeau LGBT+ siglé de l'étoile de David. Cette imagerie violente et antisémite n'est pas un hasard. Selon l'éditorialiste, Jean-Luc Mélenchon et LFI cultivent délibérément des réflexes antisémites pour séduire l'électorat musulman, en se moquant des « Epstine-Epstein » et des « Glucksment-Glucksman ». Ces propos, loin d'être anodins, nourrissent les sentiments qui conduisent à vouloir interdire des artistes, des universitaires ou des intellectuels.
Cette stratégie de « bordélisation » vise à amener Mélenchon au pouvoir, si ce n'est par les urnes, du moins par la rue. Mais elle a un coût : elle fragilise les fondements de la démocratie et encourage un nouveau totalitarisme culturel. L'éditorial appelle à une prise de conscience collective face à cette montée de la haine.
Un appel à la vigilance républicaine
L'édito de Baptiste Bize conclut sur un appel à la révolte et à la vigilance. Il rappelle que l'antisémitisme n'est jamais isolé : il préfigure souvent des fractures plus larges. En mettant en avant le rôle d'un élu LFI dans cette affaire, il montre que la haine n'est pas le fait de marginaux mais peut être instrumentalisée par des responsables politiques. Pour prolonger la lecture, l'éditorialiste encourage à réfléchir sur les moyens de rassembler plutôt que de diviser.



