LGBTQIA+ : le « Q » de « queer », une notion plus complexe qu'il n'y paraît
LGBTQIA+ : le « Q » de « queer », une notion complexe

Dans la famille LGBTQIA+, la lettre « Q » demeure moins claire que ses voisines (lesbiennes, gays, bi, transgenres, intersexes et asexués). Pourtant, des personnalités comme la sociologue Eva Illouz ou l'historienne Michelle Perrot se revendiquent « queer ». Que recouvre ce terme aux acceptions variées ?

Une notion aux multiples facettes

« Je suis queer au sens large », assurait Eva Illouz au micro de France-Inter le 24 novembre. Michelle Perrot, pionnière de l'histoire des femmes, déclarait en 2019 : « Je suis très Judith Butler et queer, si l'on veut… même si j'en ai pas l'air. » Pourquoi ces intellectuelles se qualifient-elles de « queer » ? Peut-être par solidarité avec la communauté LGBTQIA+, ou par souci intellectuel, alors que les questions de genre déchaînent les passions.

« Je suis pour une pensée libératrice », explique Michelle Perrot. « Ce qu'est la pensée queer, en ce qu'elle déconstruit les normes de genre. »

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Une identité politique et théorique

Le mot « queer » peut être compris comme une identité, une sexualité, un rapport au genre, mais aussi un ancrage politique, une pratique artistique ou un courant de pensée, rattaché aux études de genre. Loin d'être une simple étiquette, il incarne une démarche critique envers les normes sociales.

Si le terme reste flou pour beaucoup, il gagne en visibilité grâce à des figures publiques qui l'assument. Pour aller plus loin, notre dossier explore les nuances de cette notion complexe.

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