Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif d'intellectuels et d'activistes appelle les États européens à affirmer solennellement qu'un être humain ne se verra jamais attribuer un statut inférieur au motif qu'il a migré. Cet appel intervient dans un contexte de durcissement des politiques migratoires en Europe, où plusieurs pays adoptent des mesures restrictives.
Un principe fondamental menacé
Les signataires rappellent que le droit à la dignité est universel et inaliénable. Ils dénoncent les tentatives de catégoriser les migrants en fonction de leur origine, de leur statut légal ou de leur parcours, ce qui conduit à une hiérarchisation des vies humaines. Selon eux, cette tendance est contraire aux valeurs fondatrices de l'Union européenne.
Des exemples concrets de discrimination
Le texte cite plusieurs cas où des migrants se voient refuser l'accès aux soins, au logement ou à l'éducation, simplement parce qu'ils sont considérés comme « illégaux » ou « indésirables ». Ces pratiques, bien que souvent justifiées par des arguments de sécurité ou de ressources, créent une sous-catégorie d'êtres humains privés de droits fondamentaux.
Les auteurs de la tribune insistent sur le fait que la migration est un phénomène naturel et historique, et que les sociétés européennes ont été construites grâce aux apports de populations venues d'ailleurs. Ils appellent donc à une prise de conscience collective et à des actions politiques concrètes.
Un appel à l'action
Le collectif demande aux gouvernements européens de signer une déclaration commune réaffirmant le principe d'égalité de tous les êtres humains, indépendamment de leur statut migratoire. Ils proposent également la création d'un observatoire indépendant chargé de surveiller les discriminations liées à la migration.
Enfin, les signataires exhortent les citoyens à se mobiliser pour défendre ces valeurs, notamment en soutenant les associations qui luttent contre les discriminations et en interpellant leurs élus.



