Dans une tribune publiée par Libération, le journaliste Daniel Schneidermann revient sur la persistance des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, malgré l'essor des mouvements comme #MeToo. Il souligne une « ligne droite » qui traverse les époques, les milieux et les régimes politiques, rendant ces violences structurelles.
Une constance historique
Schneidermann rappelle que les violences sexuelles ne sont pas un phénomène nouveau, mais qu'elles ont toujours existé, souvent sous le sceau du silence. Il cite des exemples historiques et contemporains pour montrer que, malgré les avancées législatives et la libération de la parole, les agresseurs continuent d'agir en toute impunité dans de nombreux cas.
Le rôle de la justice
Le journaliste critique le fonctionnement de la justice, qui peine à protéger les victimes et à condamner les coupables. Il évoque les failles du système judiciaire, les délais de prescription et la difficulté pour les victimes de porter plainte. Selon lui, la justice reste un maillon faible dans la lutte contre ces violences.
L'impact des mouvements sociaux
Schneidermann reconnaît l'importance des mouvements comme #MeToo, qui ont permis de briser le silence. Cependant, il estime que ces mouvements n'ont pas suffi à endiguer le phénomène. Il appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour protéger les femmes et les enfants.
Une responsabilité collective
L'auteur insiste sur la responsabilité de la société dans son ensemble. Il estime que chacun doit contribuer à créer un environnement où les violences sexuelles ne sont plus tolérées. Cela passe par l'éducation, la prévention et le soutien aux victimes.
En conclusion, Daniel Schneidermann lance un appel à l'action : il ne suffit pas de dénoncer, il faut agir pour que les droits des femmes et des enfants soient réellement respectés. La lutte contre les violences sexuelles doit être une priorité absolue.



