En 2026, la situation des personnes LGBTQ+ en Afrique reste préoccupante. Sur les 54 pays que compte le continent, plus de la moitié criminalisent encore l'homosexualité, avec des peines allant de l'emprisonnement à la peine de mort dans certains États.
Une législation répressive persistante
Selon un rapport récent, 31 pays africains interdisent les relations homosexuelles. Parmi eux, la Mauritanie, le Soudan et le Nigeria (dans les États du Nord) appliquent la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'actes homosexuels. D'autres pays, comme l'Ouganda, le Ghana et le Kenya, maintiennent des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à la perpétuité.
Les pays les plus répressifs
- Mauritanie, Soudan, Nigeria (Nord) : peine de mort possible.
- Ouganda : peine de mort pour "homosexualité aggravée" depuis 2023.
- Ghana : projet de loi renforçant les sanctions, adopté en 2024.
- Kenya : peine maximale de 14 ans de prison.
Des avancées timides mais réelles
Quelques pays font figure d'exception. L'Afrique du Sud a légalisé le mariage homosexuel en 2006, et la Constitution interdit les discriminations basées sur l'orientation sexuelle. Le Cap-Vert, le Mozambique, l'Angola, les Seychelles et Maurice ont également dépénalisé l'homosexualité. En 2025, le Botswana a abrogé les lois coloniales criminalisant les relations homosexuelles, une décision saluée par les défenseurs des droits humains.
Les défis de la société civile
Malgré ces avancées, la stigmatisation reste forte. Les associations LGBTQ+ africaines font face à des obstacles majeurs : difficultés d'enregistrement, menaces de fermeture, violences physiques. Dans plusieurs pays, les militants sont régulièrement arrêtés lors de rassemblements pacifiques. La pression des groupes religieux et des conservateurs freine également les réformes.
L'influence des puissances étrangères
La communauté internationale exerce des pressions contrastées. Les États-Unis et l'Union européenne conditionnent parfois leur aide au respect des droits LGBTQ+, tandis que la Russie et la Chine adoptent une position plus neutre, voire hostile. Cette divergence complique le plaidoyer local.
Perspectives pour 2026
Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et de l'Est examinent actuellement des projets de loi qui pourraient aggraver ou alléger la répression. Les regards se tournent notamment vers le Kenya, où une décision de la Cour suprême est attendue sur la constitutionnalité des lois anti-homosexualité. Au Ghana, le débat fait rage entre les partisans d'une loi répressive et ceux qui y voient une violation des droits fondamentaux.
En conclusion, la répression de l'homosexualité en Afrique demeure une réalité pour des millions de personnes, mais les luttes locales et les pressions internationales continuent de faire évoluer la situation, lentement mais sûrement.



