L'ancien commandant en chef des forces ukrainiennes, Valeri Zaloujny, a déclaré lundi 3 août que l'Ukraine ne rejoindrait "jamais" l'Otan. Aujourd'hui ambassadeur à Londres, il a livré une lecture peu optimiste de l'avenir de son pays au sein de l'Alliance atlantique.
Une adhésion jugée impossible
Selon lui, l'Alliance est trop lente à évoluer et ne prendra jamais la décision d'intégrer l'Ukraine. Il appelle donc Kiev à chercher d'autres garanties de sécurité, notamment européennes. Cette prise de position tranche avec l'objectif toujours inscrit dans la Constitution ukrainienne.
Des garanties alternatives nécessaires
Zaloujny insiste sur la nécessité de trouver des solutions alternatives pour assurer la sécurité de l'Ukraine face à la Russie. Il suggère de se tourner vers l'Europe, qui pourrait offrir des garanties plus concrètes et plus rapides que l'Otan.
Cette déclaration intervient dans un contexte de guerre avec la Russie, où la question de l'adhésion à l'Otan est un sujet sensible. Les autorités ukrainiennes ont toujours affiché leur volonté de rejoindre l'Alliance, mais les réticences de certains membres, notamment les États-Unis et l'Allemagne, restent un obstacle majeur.
Un appel à la réalité
Pour Zaloujny, il est temps de regarder la réalité en face et de ne plus miser sur une adhésion qui n'arrivera pas. Il appelle à une refonte de la stratégie de sécurité nationale, en privilégiant des partenariats bilatéraux et européens.
Cette position pourrait influencer les débats en Ukraine, où certains responsables commencent à envisager des scénarios alternatifs. Toutefois, le gouvernement ukrainien n'a pas encore réagi officiellement à ces déclarations.
L'avenir de l'Ukraine sur la scène internationale reste incertain, mais les propos de Zaloujny reflètent une certaine lassitude face aux lenteurs de l'Otan.



