États-Unis bombardent l'Iran, Téhéran riposte au Koweït
Washington bombarde l'Iran, riposte au Koweït

Washington bombarde des cibles militaires iraniennes

Les États-Unis ont lancé dimanche 19 juillet 2026 une nouvelle série de bombardements contre l'Iran, affirmant vouloir « punir » la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie. Cette huitième nuit consécutive de frappes a visé des sites militaires ainsi que « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie » vendredi, selon le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom). Les frappes ont ciblé Sirik, une ville portuaire du sud donnant sur le détroit d'Ormuz, selon les agences de presse iraniennes Mehr et Tasnim. L'agence officielle Irna a également rapporté une « attaque militaire ennemie américaine près d'Hajiabad », dans la même province méridionale d'Hormozgan.

Riposte iranienne au Koweït

En représailles, l'Iran a visé le Koweït, ciblant selon la télévision iranienne des bases militaires utilisées par les Américains. Les autorités koweïtiennes n'ont pas encore donné de détails sur d'éventuels dégâts, mais l'armée koweïtienne a déclaré qu'elle répondait à des attaques de missiles et drones iraniens. Peu après, les sirènes d'alerte ont retenti à Bahreïn, également visé plusieurs fois par l'Iran depuis la reprise des hostilités le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord conclu mi-juin entre Téhéran et Washington.

Le commandant de l'armée iranienne, le général Ali Abdollahi, a déclaré : « Toute attaque américaine se heurtera à une riposte décisive et dévastatrice de la part des combattants fidèles, courageux et puissants des forces armées iraniennes. Nous leur infligerons des coûts encore plus élevés que lors des précédentes guerres. »

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Escalade sans précédent depuis le cessez-le-feu

Les hostilités ont atteint un niveau sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, qui avait mis fin à la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février. Samedi 18 juillet, l'armée américaine avait annoncé la mort de deux de ses militaires – les premiers depuis la reprise de la guerre – et la disparition d'un troisième, lors d'« attaques de missiles et drones iraniens » en Jordanie.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a affirmé dans un message écrit : « Maintenant que l'ennemi américain cherche à inciter à la guerre, il doit savoir que la chère nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à lui offrir. » Il a ajouté que « la violation répétée du protocole d'accord signé entre les deux pays le 17 juin a une fois de plus démontré à tous que la signature du président américain est sans valeur. »

Bilan humain et infrastructures civiles touchées

Selon le gouvernement iranien, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin. Côté américain, 16 militaires ont été tués depuis le début du conflit fin février. Samedi, le Koweït avait subi plusieurs attaques sur ses infrastructures civiles, endommageant gravement un site pétrolier « vital » et mettant à l'arrêt plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d'eau. Avec une température atteignant 47°C samedi, les autorités koweïtiennes ont condamné le ciblage de ces « infrastructures essentielles ». Le Conseil de coopération du Golfe a dénoncé des « crimes de guerre ».

En Iran, les autorités de la province d'Hormozgan ont également condamné des « crimes de guerre », affirmant que les attaques américaines avaient « complètement détruit » une station de pompage d'eau de mer et un transformateur électrique d'une usine de dessalement.

Détroit d'Ormuz et blocus des ports iraniens

Parallèlement, des incidents maritimes se succèdent dans le détroit d'Ormuz. Son déverrouillage par l'Iran était le principal acquis du protocole d'accord censé mener à la paix, mais le trafic maritime y est désormais à nouveau pratiquement à l'arrêt. Avant la guerre, près d'un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par ce détroit stratégique. Les États-Unis ont réimposé leur blocus des ports iraniens, qu'ils avaient levé après la signature du protocole d'accord.

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