Paix en Ukraine : article 5, coalition des volontaires au cœur de la rencontre Zelensky-Trump
Paix en Ukraine : article 5 et coalition des volontaires

Ce lundi 18 août 2025, Emmanuel Macron et plusieurs autres représentants et chefs d’État européens accompagneront Volodymyr Zelensky à Washington. Cette rencontre survient quelques jours après le sommet en Alaska avec Vladimir Poutine et Donald Trump. Il sera question de la paix en Ukraine mais aussi des garanties de sécurité.

Une protection inspirée de l’article 5

Le président américain Donald Trump pourrait offrir à l’Ukraine une protection inspirée de celle de l’Otan, une idée à laquelle la Russie est ouverte, a déclaré dimanche l’un de ses hauts conseillers pour la politique étrangère. Steve Witkoff, envoyé spécial de Donald Trump en Russie, a affirmé sur CNN : « Nous avons réussi à obtenir la concession suivante, que les États-Unis puissent offrir une protection comme celle de l’article 5. Les États-Unis pourraient offrir une protection article 5, et c’est la première fois que nous entendons les Russes être d’accord avec cela. »

L’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord considère toute attaque contre un des 32 membres de l’Otan comme une attaque contre tous. Une garantie de sécurité de cette envergure pourrait être offerte à l’Ukraine à la place d’une adhésion de Kiev à l’Otan, dont la Russie ne veut pas. Les dirigeants russes sont opposés à la présence de troupes occidentales en Ukraine, mais n’ont pas écarté l’idée de garanties de sécurité pour Kiev, considérées par les Européens comme une condition clé pour une paix durable.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des garanties de sécurité au cœur des discussions

La nature de ces garanties sera au cœur des discussions de lundi. Steve Witkoff a ajouté que la Russie avait aussi accepté d’inscrire dans la loi l’interdiction pour elle de s’emparer de territoires supplémentaires en Ukraine après un accord de paix. Toutes garanties de sécurité offertes à Volodymyr Zelensky pourraient aussi inclure un engagement de la part des États-Unis, a dit de son côté Marco Rubio, secrétaire d’État américain, sur Fox News, une hypothèse que beaucoup de partisans de Donald Trump ont jusqu’ici rejetée. « Il s’agirait d’un pas important pour le président, s’il venait à offrir un engagement américain pour une garantie de sécurité. Cela montre à quel point il veut la paix, quelle valeur il accorde à la paix, qu’il veuille faire une concession comme celle-ci c’est ce dont nous parlerons demain », a-t-il déclaré.

Les dirigeants européens font bloc à Washington

Après le sommet Trump-Poutine en Alaska qui n’a débouché sur aucune annonce concrète, les dirigeants européens font bloc autour du président ukrainien Volodymyr Zelensky, lundi à la Maison Blanche. Cette décision a été annoncée dimanche avant une visioconférence de la « coalition des volontaires » – elle rassemble les soutiens de Kiev, la plupart des grands pays européens, l’UE, l’Otan et des pays non-européens comme le Canada – visant à examiner ce que pourraient être les contours d’un éventuel accord de paix Ukraine-Russie.

Résultat d’intenses tractations diplomatiques, la rencontre de Washington lundi autour du président américain Donald Trump sera une première depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb et le chef de l’Otan Mark Rutte ont confirmé leur présence.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Les positions de Macron et von der Leyen

Après la réunion de dimanche, Emmanuel Macron a critiqué son homologue russe Vladimir Poutine, qui « ne veut pas la paix » mais une « capitulation » de l’Ukraine. « Il ne peut pas y avoir de discussions territoriales sur l’Ukraine sans les Ukrainiens », a-t-il ajouté, demandant que les Européens soient conviés aux prochains sommets sur le conflit. Quant à la réunion lundi à Washington, « notre volonté est de présenter un front uni entre Européens et Ukrainiens » et demander aux Américains « jusqu’à quel point » ils sont prêts à contribuer aux garanties de sécurité offertes à l’Ukraine dans un éventuel accord de paix, a expliqué le président français.

Ursula von der Leyen a déclaré : « Nous saluons la volonté du président Trump de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine, similaires à l’article 5 » de défense mutuelle de l’Otan. Volodymyr Zelensky a salué, lui aussi dimanche, la décision « historique » des États-Unis sur les garanties de sécurité.