Une attaque d'une ampleur inédite depuis le début de l'année
Après une semaine d'accalmie relative, la Russie a frappé durement l'Ukraine dans la nuit du 2 février 2026. Il s'agit de la plus grande attaque de drones et de missiles depuis le début de l'année, selon les autorités ukrainiennes. Des centaines de drones et des missiles balistiques et de croisière ont visé huit régions, dont Kiev, Dnipro, Kharkiv et Odessa.
Des conséquences dramatiques pour la population civile
Les températures descendues sous les -20 °C ont aggravé la situation. Plus de 1 100 immeubles résidentiels se sont réveillés sans chauffage, privant des centaines de milliers de familles de tout confort. Le ministre ukrainien de l'Énergie, Denys Chmygal, a dénoncé une attaque délibérée contre les centrales thermiques et les habitations. Le ministre du Développement, Oleksiy Kuleba, a accusé la Russie de cibler les conditions de vie de base des civils.
Un monument historique endommagé
La frappe aérienne a également endommagé le hall de la gloire du Musée national d'Histoire de l'Ukraine dans la Seconde Guerre mondiale, situé au pied de la statue monumentale « Mère Patrie ». La ministre de la Culture, Tetiana Berejna, a qualifié cette attaque de « symbolique et cynique ».
Un répit de courte durée
Le Kremlin avait pourtant accepté, à la demande du président américain Donald Trump, de suspendre les frappes sur Kiev jusqu'au 1er février. Cette trêve aura été de courte durée, puisque l'attaque massive est intervenue dès le lendemain de cette échéance. L'armée de l'air ukrainienne a indiqué avoir intercepté 38 missiles et 412 drones sur les 71 missiles et 450 drones lancés par la Russie.
Des négociations imminentes
Cette escalade militaire intervient à la veille de nouvelles négociations entre Kiev et Moscou, censées mettre fin à quatre ans de guerre. Les autorités ukrainiennes dénoncent une stratégie de la terreur visant à affaiblir la population avant les discussions diplomatiques.



