Iran: la Maison Blanche affirme la suspension de 800 exécutions de manifestants
Iran: suspension de 800 exécutions selon la Maison Blanche

La Maison Blanche a affirmé que l'Iran avait suspendu 800 exécutions de manifestants initialement prévues, alors que le mouvement de contestation se poursuit dans le pays. Le président américain Donald Trump semble temporiser sur une éventuelle intervention militaire, après avoir brandi la menace ces derniers jours.

Donald Trump temporise sur l'option militaire

Citants des "sources très importantes dans l'autre camp", Donald Trump a déclaré mercredi que la répression semblait s'atténuer et que Téhéran ne prévoyait pas d'exécuter des manifestants. Tout en répétant que Washington n'excluait pas une opération militaire et "surveillait la situation", il a ajouté que son administration avait reçu un "excellent communiqué" de la part de l'Iran.

Un bilan humain lourd

Selon des organisations de défense des droits humains iraniennes, la répression des manifestations qui secouent l'Iran depuis le 28 décembre aurait coûté la vie à près de 3 500 personnes. L'une d'elles, Hengaw, a indiqué que les autorités prévoyaient d'exécuter mercredi un manifestant de 26 ans, Erfan Soltani. Téhéran a démenti, affirmant qu'il n'y avait "pas de projet de pendaison" dans les prochains jours. Le pouvoir judiciaire iranien a précisé que le jeune homme avait été inculpé pour "rassemblement et complot contre la sécurité intérieure" et que la peine prévue était l'emprisonnement, la peine de mort n'étant pas applicable pour ce type d'accusation.

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Des sanctions économiques annoncées

Le gouvernement américain a annoncé des sanctions économiques contre plusieurs responsables sécuritaires iraniens accusés de coordonner la répression. Sont notamment visés le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, et d'autres responsables régionaux.

Le mouvement de contestation s'étend

Lancé par les commerçants du Grand Bazar de Téhéran protestant contre l'inflation galopante et la chute du rial, le mouvement a pris une tournure politique et s'est étendu à de nombreuses villes de province. Il s'agit du plus vaste mouvement de contestation depuis celui de "Femme, vie, liberté" déclenché par la mort de Mahsa Amini en septembre 2022.

La question des otages français

L'ambassadeur d'Iran en France a souhaité le retour dès que possible de Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran. Interrogé sur un éventuel échange avec l'Iranienne Mahdieh Esfandiari, jugée à Paris, le diplomate a évoqué "un arrangement" et "une négociation" entre les deux États.

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