Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées au Koweït lors d'attaques menées à l'aube par l'Iran, a annoncé le ministère koweïtien des Affaires étrangères dans un communiqué officiel. L'attaque a ciblé des installations civiles et vitales, notamment l'aéroport international du Koweït, provoquant un décès et des dégâts matériels importants, y compris au sein de missions diplomatiques.
Des frappes nocturnes
L'armée koweïtienne a confirmé sur son compte X que des drones ennemis ont visé le terminal passagers (T1) de l'aéroport international, causant des dommages conséquents et blessant plusieurs personnes. En conséquence, l'autorité de l'aviation civile a suspendu le trafic aérien, détournant les vols vers d'autres aéroports. Le trafic a repris partiellement dans la matinée. Vers 01h45 (22h45 GMT), l'armée avait indiqué intercepter des attaques de drones et missiles, tandis que les sirènes d'alerte retentissaient pour la deuxième fois de la nuit.
Réaction américaine
L'armée américaine a affirmé avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes contre ses bases et ses alliés dans le Golfe. Selon le Centcom, deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés ou se sont désintégrés en vol, tandis que trois missiles lancés contre Bahreïn ont été interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïnies.
Représailles iraniennes
Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont déclaré avoir agi en représailles à deux attaques américaines contre l'Iran. La première concerne un pétrolier iranien touché par un missile américain près du détroit d'Ormuz. En riposte, l'Iran a visé un navire, le Panaya, lié à Israël et aux États-Unis. La deuxième incident implique une frappe sur l'île iranienne de Qeshm, visant une tour de télécommunication. En réponse, Téhéran a attaqué un pays non mentionné ainsi que le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn, où des explosions ont été entendues.
Contexte régional
L'aéroport du Koweït, qui avait accueilli près de 15 millions de passagers en 2025, avait déjà été visé par des frappes de représailles iraniennes avant le cessez-le-feu du 8 avril entre l'Iran et les États-Unis. Il avait repris ses opérations début mai. L'Iran accuse certains pays du Golfe alliés de Washington d'avoir autorisé des attaques depuis leurs bases, ce que ces derniers démentent.



