Houthis frappent Marib: 8 morts, accord défense saoudo-turco-pakistanais
Houthis frappent Marib: 8 morts, accord défense tripartite

Vendredi, les rebelles houthis ont revendiqué une offensive meurtrière contre les forces gouvernementales yéménites soutenues par l'Arabie saoudite dans la province de Marib, au centre du Yémen. Selon une source militaire, l'attaque a fait huit morts parmi les soldats. Parallèlement, un accord de défense tripartite a été signé entre Riyad, Ankara et Islamabad, marquant un tournant stratégique au Moyen-Orient.

Offensive houthie à Marib : huit soldats tués

Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a justifié cette opération en accusant l'Arabie saoudite de poursuivre l'escalade. Selon lui, les rebelles ont utilisé de nombreux missiles et drones pour frapper des positions de troupes, des dépôts ainsi que des véhicules et du matériel militaires. Les frappes ont également touché des zones habitées et des camps de déplacés, causant la mort de deux civils et blessant quatorze autres personnes, selon le ministre de la Santé, Qassem Buhaibeh, qui a précisé que ce bilan restait provisoire.

Accord de défense entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan

La signature d'un accord de défense, vendredi, entre Riyad, Ankara et Islamabad marque un rapprochement sécuritaire de trois alliés de Washington qui cherchent à renforcer leur coopération face aux tensions régionales. Le royaume saoudien, récemment visé par l'Iran en représailles aux frappes américaines, fait également face à une reprise des hostilités avec les Houthis au Yémen.

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Pour plusieurs experts, cet accord adresse un signal à Téhéran mais aussi aux États-Unis, dont la fiabilité comme partenaire sécuritaire est de plus en plus questionnée. Andreas Krieg, du King's College de Londres, y voit le signe d'un Moyen-Orient qui s'éloigne progressivement d'un ordre sécuritaire dominé par Washington. Riyad cherche à conforter son rôle régional, tandis que la Turquie et le Pakistan espèrent gagner en influence et attirer davantage d'investissements saoudiens.

Contexte : accalmie fragile entre les États-Unis et l'Iran

Après plusieurs semaines d'affrontements directs et de frappes américaines contre l'Iran, les combats connaissent une accalmie fragile. Des médiations menées notamment par Oman et le Qatar progressent, et Washington estime qu'un accord pourrait être proche sur le détroit d'Ormuz, comme l'a assuré jeudi Donald Trump. Les Houthis, alliés de Téhéran, ont intensifié leurs attaques, et Riyad affirme disposer de renseignements faisant craindre des attaques coordonnées contre le royaume depuis le Yémen et l'Irak.

Impact régional et réactions

Cet accord tripartite, signé à La Mecque, symbolise la volonté de Riyad de diversifier ses garanties de sécurité au-delà des États-Unis et de faire face à la menace iranienne et houthie. Il intervient alors que le conflit s'étend au-delà du Golfe, notamment en mer Rouge, où les Houthis ont multiplié les attaques contre des navires. La communauté internationale observe ces développements avec attention, alors que les efforts de médiation se poursuivent pour tenter de stabiliser la région.

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