Le 27 août 2026, la situation en Ukraine reste marquée par des frappes russes intenses sur plusieurs villes, notamment Kharkiv et Odessa, tandis que les forces ukrainiennes poursuivent leur avancée dans la région de Koursk. Selon le dernier rapport de l'état-major ukrainien, publié ce matin, 2 500 civils ont été tués à Pokrovsk depuis le début de l'année, un chiffre qui souligne l'impact humain du conflit.
Frappes russes sur Kharkiv et Odessa
Des frappes russes ont touché Kharkiv et Odessa dans la nuit de mardi à mercredi, selon les autorités locales. À Kharkiv, une frappe a détruit un immeuble résidentiel, faisant au moins 3 morts et 12 blessés, selon le gouverneur Oleh Syniehubov. À Odessa, des drones ont visé des infrastructures portuaires, mais aucun blessé n'a été signalé, selon le porte-parole de l'administration militaire régionale, Serhiy Bratchuk.
Les autorités ukrainiennes ont également signalé des tirs de missiles sur Dnipro et Zaporijjia, sans faire état de victimes. Ces frappes interviennent alors que la Russie a intensifié ses attaques sur les infrastructures civiles, en particulier dans l'est et le sud du pays.
Avancée ukrainienne dans la région de Koursk
Sur le front est, les forces ukrainiennes ont poursuivi leur avancée dans la région de Koursk, en Russie, selon le commandement militaire ukrainien. Des unités ont pris le contrôle de deux localités supplémentaires, portant à 82 le nombre de villages occupés depuis le début de l'opération, selon un rapport de l'état-major. Le président Volodymyr Zelensky a déclaré lors de son allocution quotidienne : « Nos soldats continuent de repousser l'ennemi sur le territoire russe, ce qui affaiblit sa capacité à attaquer nos villes. »
Selon des analystes militaires cités par le ministère de la Défense ukrainien, l'objectif de cette offensive est de créer une zone tampon et de détourner les forces russes du Donbass. Cependant, les experts notent que la progression reste lente et que les pertes sont lourdes des deux côtés.
Impact humanitaire et réactions internationales
Le bilan humanitaire s'alourdit, notamment à Pokrovsk, où 2 500 civils ont été tués depuis le début de l'année, selon l'administration militaire locale. Les évacuations se poursuivent, mais les bombardements rendent l'accès difficile aux équipes humanitaires. L'ONU a appelé à un cessez-le-feu humanitaire, mais aucune avancée n'a été annoncée.
Sur le plan diplomatique, le secrétaire d'État américain a réitéré le soutien de Washington à Kiev, annonçant une nouvelle aide militaire de 400 millions de dollars. L'Union européenne a également condamné les frappes sur les infrastructures civiles, qualifiant ces actions de « crimes de guerre » dans un communiqué publié mercredi. Aucune réaction officielle de Moscou n'a été rapportée dans l'immédiat.
Selon les dernières informations, les combats se poursuivent sur plusieurs axes, notamment à Bakhmout et Vuhledar, où les forces russes tentent de percer les lignes de défense ukrainiennes. Le prochain rapport de l'état-major est attendu jeudi matin.



