Dix-sept personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à Kiev et dans sa région lors de frappes russes massives. L'Ukraine n'a pas réussi à intercepter le moindre missile balistique, un échec que le président Volodymyr Zelensky attribue directement au manque de systèmes Patriot, réclamés depuis des semaines à ses alliés.
Une nuit d'horreur dans la capitale
Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé 98 drones et 28 missiles à haute vitesse, dont des missiles balistiques. Si tous les drones ont été abattus, aucun missile n'a pu être détruit. Les débris et les impacts ont causé la mort de 17 civils, selon les autorités locales, et fait de nombreux blessés.
Volodymyr Zelensky a réagi avec colère, soulignant que des intercepteurs de missiles balistiques « auraient pu sauver des vies ». Il a renouvelé sa demande pressante de livraison de systèmes Patriot, indispensables selon lui pour protéger les grandes villes ukrainiennes face à ce type d'armement.
La Russie accusée de cibler des civils
Dans une déclaration rapportée par les médias ukrainiens, le président a dénoncé une « politique de terreur » menée par Moscou. « À Kyiv et dans sa région, la Russie a une nouvelle fois choisi de cibler des civils. Cette politique de terreur, menée à coups de missiles et de drones, est inacceptable », a-t-il affirmé, avant d'appeler la communauté internationale à faire payer la Russie pour ses crimes.
Un drone explosif en Allemagne : la piste russe
Autre développement préoccupant : un drone explosif a touché un avion de DHL sur le tarmac de l'aéroport de Leipzig, en Allemagne. L'incident a provoqué la fermeture temporaire de ce hub stratégique, où transitent notamment des appareils de l'Otan et du matériel destiné à l'Ukraine. Un engin explosif a également été retrouvé à proximité d'un avion de la compagnie ukrainienne Antonov Airlines, qui pourrait avoir été la véritable cible.
L'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne a immédiatement pointé du doigt la Russie, estimant qu'aucun autre acteur ne pourrait être derrière cette attaque. « Qui d'autre aurait fait ça ? », a-t-il interrogé. De son côté, un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a reconnu l'existence d'« attaques permanentes de la Russie, organisées et pilotées par l'État », tout en restant prudent sur une implication russe dans ce cas précis.
Un contexte de guerre qui s'étend
Ces événements illustrent l'extension progressive du conflit au-delà des frontières ukrainiennes. Alors que l'Ukraine continue de subir des frappes meurtrières, la question de la défense antiaérienne reste cruciale. Les alliés occidentaux, en particulier les États-Unis, sont sous pression pour accélérer les livraisons de systèmes Patriot, alors que l'hiver approche et que les infrastructures énergétiques ukrainiennes sont de nouveau menacées.
La communauté internationale, de son côté, condamne régulièrement ces attaques contre des civils, mais les livraisons d'armes restent sujettes à des débats politiques internes, notamment aux États-Unis. En attendant, les Ukrainiens paient un lourd tribut chaque nuit.



