Santé publique France a annoncé ce mercredi avoir identifié de nouveaux cas de contamination locale de chikungunya, de dengue et de virus du Nil occidental dans le sud de la France, confirmant la poursuite de la circulation de ces virus transmis par les moustiques. Depuis son précédent bulletin hebdomadaire, l'agence sanitaire a recensé « deux nouveaux épisodes de transmission de chikungunya ont été identifiés en Occitanie ».
Une progression liée à la mondialisation et au climat
Au total, cinq épisodes de transmission autochtone liés au moustique tigre sont désormais comptabilisés : trois épisodes de chikungunya, représentant sept cas dans le Tarn et en Gironde, ainsi que deux épisodes de dengue, avec un cas dans le Tarn et un autre dans l'Hérault. La première contamination locale par le chikungunya en France hexagonale avait été annoncée une semaine plus tôt, marquant un tournant dans la surveillance épidémiologique.
Jusqu'alors, les cas enregistrés concernaient uniquement des personnes revenues de zones où ces virus circulent. Selon les autorités sanitaires, la progression du moustique tigre a été favorisée par la mondialisation, l'urbanisation et le réchauffement climatique. Désormais implanté dans 83 départements métropolitains, il est actif de mai à novembre, une période qui s'allonge avec la hausse des températures.
Le virus du Nil occidental également surveillé
La fièvre du virus du Nil occidental fait également l'objet d'une surveillance renforcée. Deux nouveaux cas autochtones ont été détectés dans les Bouches-du-Rhône, portant le total à quatre contaminations locales, dont une dans les Pyrénées-Orientales. Ces cas s'ajoutent à ceux déjà recensés dans le sud de la France, où les conditions climatiques favorisent la prolifération des moustiques vecteurs.
Fin mai, le ministère de la Santé avait adressé aux professionnels de santé un « appel à une vigilance renforcée » concernant ces arboviroses. En 2025, la France hexagonale avait enregistré plus de 800 cas autochtones de chikungunya, 29 cas de dengue et 62 cas de fièvre du virus du Nil répartis dans 17 départements métropolitains. Ces chiffres illustrent une tendance à la hausse, liée à l'expansion géographique du moustique tigre et à l'augmentation des voyages internationaux.
Des mesures de prévention indispensables
Face à cette situation, les autorités sanitaires rappellent l'importance des gestes de prévention : suppression des eaux stagnantes, port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de moustiquaires. La surveillance épidémiologique reste essentielle pour détecter rapidement les foyers de transmission et mettre en œuvre des actions de lutte antivectorielle ciblées.
Les professionnels de santé sont invités à signaler tout cas suspect aux autorités sanitaires afin de permettre une réponse rapide. La mobilisation de tous est nécessaire pour limiter l'impact de ces maladies émergentes sur la santé publique.



