La bande de Gaza est réduite à un champ de ruines, tandis qu'en Cisjordanie, une guerre silencieuse mais dévastatrice se déroule au quotidien. C'est le constat dressé par plusieurs organisations humanitaires et témoins sur le terrain, dans un contexte de conflit israélo-palestinien qui ne cesse de s'aggraver.
Gaza : une destruction totale
Selon un rapport de l'ONU publié en juin 2026, plus de 70 % des infrastructures à Gaza ont été détruites ou gravement endommagées. Les bombardements israéliens, en réponse aux attaques du Hamas, ont rasé des quartiers entiers. « Il n'y a plus rien. Les écoles, les hôpitaux, les routes, tout est en miettes », témoigne un habitant de la ville de Gaza, joint par téléphone. Le nombre de morts dépasse les 40 000, dont une majorité de civils, selon le ministère de la Santé de Gaza.
Cisjordanie : une guerre silencieuse
En Cisjordanie, la situation est moins médiatisée mais tout aussi alarmante. Les colonies israéliennes s'étendent rapidement, et les violences des colons contre les Palestiniens se multiplient. « C'est une guerre silencieuse. Chaque jour, des terres sont confisquées, des maisons démolies, des oliveraies brûlées », explique un responsable de l'Autorité palestinienne. Selon des données de l'ONG Peace Now, le nombre de colonies illégales a augmenté de 15 % en 2025.
Impact humanitaire et économique
La destruction à Gaza a provoqué une crise humanitaire sans précédent. L'accès à l'eau potable est quasi inexistant, et 80 % de la population dépend de l'aide alimentaire. En Cisjordanie, l'économie locale s'effondre : le chômage atteint 45 %, et les restrictions de mouvement imposées par l'armée israélienne paralysent les échanges. « Les gens n'ont plus de moyens de subsistance. C'est une catastrophe silencieuse », déclare un représentant du Croissant-Rouge palestinien.
Réactions internationales
La communauté internationale reste divisée. L'Union européenne a condamné les violences et appelé à un cessez-le-feu, tandis que les États-Unis continuent de soutenir Israël. Le secrétaire général de l'ONU a qualifié la situation de « désastre humanitaire » et réclamé un accès sans entrave pour l'aide. « Nous assistons à une destruction méthodique de la société palestinienne », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Vers une escalade régionale ?
Les experts redoutent une escalade régionale. Les frappes israéliennes au Liban et en Syrie, ainsi que les tensions avec l'Iran, pourraient déstabiliser davantage le Moyen-Orient. « Le conflit ne se limite plus à Gaza et à la Cisjordanie. Il s'étend à toute la région », avertit un analyste du think tank International Crisis Group.



