En Espagne, Pedro Sanchez fragilisé par l'affaire Zapatero
Espagne : Sanchez fragilisé par l'affaire Zapatero

Le gouvernement de Pedro Sanchez sous pression

En Espagne, le gouvernement de Pedro Sanchez est fragilisé par une nouvelle affaire de corruption impliquant l'ancien président du gouvernement, José Luis Rodríguez Zapatero. Selon des révélations de la presse espagnole, Zapatero est accusé d'avoir reçu des fonds illicites en provenance de l'étranger, en lien avec des contrats publics. Cette affaire, qui a éclaté en pleine campagne électorale pour les élections régionales en Catalogne, met en difficulté le chef du gouvernement socialiste.

Les accusations contre Zapatero

Les investigations portent sur des transferts d'argent suspects vers des comptes bancaires liés à l'ancien président. Zapatero, qui a dirigé l'Espagne de 2004 à 2011, aurait bénéficié de commissions occultes dans le cadre de marchés publics attribués à des entreprises étrangères. Des documents saisis par la police suggèrent que des sommes importantes auraient été versées via des sociétés écrans dans des paradis fiscaux. L'ancien chef de l'État, qui s'est toujours déclaré innocent, a été convoqué par la justice pour être entendu dans les prochains jours.

L'impact sur la coalition gouvernementale

Cette affaire fragilise directement Pedro Sanchez, dont le parti socialiste (PSOE) est accusé par l'opposition de protéger ses anciens dirigeants. Le Parti populaire (PP) et Vox réclament la démission de Sanchez, estimant qu'il n'a pas pris ses distances avec l'ancien président. De plus, les alliés de gauche de Sanchez au sein de la coalition, notamment Podemos, expriment leur malaise. La vice-présidente Yolanda Díaz a appelé à une enquête transparente, tandis que les indépendantistes catalans, qui soutiennent le gouvernement au parlement, menacent de retirer leur appui si l'affaire n'est pas clarifiée.

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Les conséquences pour les élections catalanes

À l'approche des élections régionales en Catalogne, prévues pour le 14 juin, cette affaire pourrait affaiblir la campagne des socialistes catalans. Le candidat du PSOE, Salvador Illa, espérait capitaliser sur les bons résultats économiques du gouvernement central. Mais la controverse autour de Zapatero risque de détourner l'attention et de profiter aux partis indépendantistes, qui dénoncent la corruption dans les partis espagnols. Les sondages montrent un léger recul des intentions de vote pour le PSOE en Catalogne.

Réactions politiques

Pedro Sanchez a tenté de minimiser l'affaire en déclarant qu'il s'agissait d'attaques de l'opposition pour nuire à son gouvernement. Il a affirmé que la justice ferait son travail et que son parti n'avait rien à cacher. Cependant, les critiques fusent de toutes parts. Le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, a qualifié la situation de "honte nationale" et a exigé une commission d'enquête parlementaire. Vox, de son côté, a déposé une plainte pénale contre Zapatero et demande la dissolution du parlement.

L'avenir du gouvernement Sanchez est désormais incertain. Si l'affaire prend de l'ampleur, elle pourrait conduire à une motion de censure ou à des élections anticipées. Pour l'instant, Sanchez compte sur le soutien de ses partenaires européens, notamment en France et en Allemagne, pour stabiliser la situation. Mais en Espagne, la pression monte et le cas Zapatero devient un enjeu majeur de la vie politique.

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